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samedi 28 janvier 2017

Deus Ex : Icarus Effect (James Swallow)

En 2027, la cybernétique est en passe de s’imposer dans un monde dévoré par le chaos. Ancien membre des forces spéciales britanniques, Ben Saxon découvre peu à peu que le groupe de mercenaires qu’il a intégré cache de sombres desseins. De l’autre côté du globe, Anna Kelso, agent des Services Secrets américains, se retrouve mise à pied suite à l’enquête qu’elle mène sur la mort récente de son coéquipier. L’un comme l’autre ne vont pas tarder à découvrir que les affaires sur lesquelles ils travaillent se rejoignent…

Meurtres de dirigeants et d’hommes d’affaires aux quatre coins du globe, opérations secrètes destinées à attiser un certain nombre de conflits… une mystérieuse organisation, à l’œuvre depuis des siècles, semble vouloir influer sur le cours de l’Histoire et contrôler l’évolution humaine. De Moscou à Washington en passant par Genève, Ben Saxon et Anna Kelso vont tenter de lever le voile sur cette conspiration – au péril de leur vie.

Plongez dans l’univers de la célèbre série de jeux vidéo "Deus Ex" et découvrez comment tout a commencé !

Encore un livre d’un genre peu courant pour le blog et mes habitudes de lecture ! J’ai remporté ce livre grâce à un concours lancé chez Lumen, intriguée que j’avais été par les discussions à propos de Deus Ex avec mon frère, qui y joue sur console.

Deus Ex : Icarus Effect nous parle d’un futur possible dans lequel les humains peuvent être augmentés par des prothèses, des implants oculaires, ou encore de nombreux éléments destinés à les rendre plus performants. Alors que le débat persiste sur le transhumanisme (faut-il continuer à accepter ces augmentations, cette évolution ?), Ben Saxon se fait recruter par un groupe de personnages qui se prétendent justiciers de ce monde. Mais qui sont-ils vraiment ? Anna Kelso, quant à elle, survit à une attaque ciblée et se retrouve démise de ses fonctions de flic en tâchant de poursuivre son hypothèse appelant à une conspiration autre que celle qu’on veut lui faire avaler. Quels risques prendront-ils tous deux dans leur quête de vérité ?

En me plongeant dans le roman, j’ignorais un peu à quelle sauce j’allais être mangée. Si j’avais eu des discussions intéressantes sur le jeu et sur les réflexions qu’il peut engendrer au niveau éthique avec mon frère, je n’en savais guère plus. Aussi, je me suis laissée porter, et j’avoue avoir été surprise en bien.

Je me méfie toujours un peu avec les récits de SF, mais là, j’ai très vite été embarquée par le ton prenant (bien qu’extérieur) qui fait penser à un récit militaire, mais romancé. Anna Kelso et Ben Saxon sont deux personnages qui ne restent quasiment jamais en place, et qui évoluent dans des contextes peu évidents, qu’il faut décrire avec précision et justesse, et pour moi, le pari a été remporté.

Dès les premières pages, j’ai pu me projeter dans ce futur probable de 2027, déjà parce que le début se situe à Genève, et que j’habite tout proche de cette ville, et ensuite parce que tout est agencé non pas pour nous faire croire à un jeu, comme on pourrait peut-être s’y attendre, mais vraiment dans l’instant présent, avec quelques explications que le lecteur glane au fur et à mesure, s’immergeant encore et toujours plus. D’ailleurs, cette vision de l’avenir m’a semblé très réaliste et pertinente, parce qu’on pourrait parfaitement y arriver un jour. Peut-être pas aussi rapidement qu’en dix ans, mais tout de même. Les complots, les prises de position… c’était clairement ce qu’on pourrait trouver déjà actuellement.

Outre le fait que le contexte est très réaliste de par les descriptions mais aussi les idées qui sont exprimées et les débats rapportés, les moments d’action sont juste extraordinaires ! Tout s’enchaîne avec fluidité, pas de temps mort, et là, par contre, on pourrait voir le tout comme dans une cinématique de jeu vidéo, et j’avoue que je trouve ça très classe. James Swallow a fait un boulot de narration impressionnant ! D’autant plus que les héros ne sont pas infaillibles et qu’on suit le cheminement de leurs pensées pour parvenir à leurs fins, même si cela exige des sacrifices. Le côté militaire, précis, direct, rend les scènes vivantes et puissantes.

Concernant les personnages, j’ai apprécié d’évoluer auprès d’Anna et Ben. Chacun possède ses fractures, ses limites, et ils sont présentés d’emblée comme des gens qui ont souffert et souffrent encore. Seulement, ils avancent et possèdent un caractère bien trempé qui les empêche d’abandonner ce qu’ils ont commencé. J’aime beaucoup ce genre de personnages, vraiment ! Ils se dépassent tout le temps, sans pourtant être des surhommes.

L’intrigue mise en place a de quoi aussi nous plaire et nous tenir en haleine : les complots se dévoilent, ricochent les uns contre les autres, et les révélations sont de plus en plus croustillantes. J’avoue qu’on ne s’ennuie pas et que le rythme est bon ! Il y a des moments plus calmes, exactement comme dans des films d’action, qui servent à mieux rebondir ensuite. La fin du roman laisse planer pas mal de choses, et je serais curieuse de voir ce que donnera la suite, surtout avec les « méchants » mis en lumière tout au long du bouquin !

Au niveau des valeurs, justement. Ce bouquin nous fait réfléchir à des notions d’éthique, déjà. Que penserions-nous de ces augmentés, de ces personnes qui s’ajoutent (par nécessité ou en entrant dans une certaine fonction) de nouvelles technologies dans le corps ? Est-ce là une réelle évolution du genre humain ?
Ensuite, dans un conflit, cela nous amène à nous demander jusqu’où nous irions pour nos principes, et jusqu’où pourrions-nous aller après nous être engagés ? Que ferions-nous si nous réalisions que nous nous étions trompés ? Suivrions-nous toujours nos principes, ou choisirions-nous la sécurité ? Je trouve que le roman nous fait vraiment réfléchir, parce que les personnages se retrouvent dans des situations extrêmes qui les poussent à bout, à choisir en fonction de ce qu’ils croient. C’est clairement pas évident !

En conclusion, Deus Ex : Icarus Effect aura été une bien sympathique découverte pour moi. Il se lit facilement, nous plonge dans un futur probable et réaliste de par les contextes et descriptions évoqués, mais aussi par les débats et les réflexions qui pourraient surgir d’une telle évolution par rapport à notre époque. L’intrigue est prenante, les personnages sont dotés d’un fort caractère avec leurs faiblesses, et on prend plaisir à les suivre. Les scènes d’action sont grandioses, il n’y a pas de temps mort dans le roman, et clairement, ça nous fait réfléchir en nous immergeant dans un univers pas si éloigné du nôtre, mais assez épique, tout de même.
Ce sera donc un 17/20 pour moi et je le conseille !

vendredi 3 juin 2016

The Book of Ivy (Amy Engel)

Tome 1

Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.
J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu.
Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…
Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.
Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ? À la fois histoire d’amour torturée, thriller psychologique et dystopie cruelle, The Book of Ivy vous entraîne dans un compte à rebours haletant dont vous ne sortirez pas indemnes.

Certains diront que j’ai mis le temps, à me mettre à cette saga ! Ben oui, mais souvent, quand l’effervescence est trop grande, ça me rebute plus qu’autre chose. Alors j’ai laissé faire le temps et je me suis laissée tenter. J’ai bien fait !

Ivy a seize ans doit épouser Bishop, le fils du clan opposé. Depuis plusieurs générations, déjà, les enfants issus des deux côtés de la ville doivent vivre des mariages arrangés pour préserver la paix environnante. Mais les rancœurs sont tenaces, les convictions ne lâchent pas facilement… et Ivy, fille du dirigeant de l’autre camp, a reçu la mission de tuer son nouveau mari, afin que le pouvoir soit renversé et que la justice soit appliquée.
Mais Ivy ira-t-elle jusqu’au bout ? Il y a tellement de choses qu’elle n’avait pas prévues.

Je savais, en commençant ce bouquin, que beaucoup, beaucoup avaient aimé la saga, surtout le tome 1. Néanmoins, je n’avais pas d’attentes particulières sinon l’envie de me faire surprendre et de me faire embarquer dans une nouvelle histoire… et ça a été le cas ! Je suis parfois frileuse concernant les dystopies, ne les appréciant pas toutes… mais là, la façon dont ça a été amené m’a bien plu.

Nous nous trouvons réellement dans un futur probable, avec des luttes pour le pouvoir probables et des aspirations, des règles et un environnement qui cadrent avec le tout. Les ressources sont limitées, mais le système établi essaie de concilier ce qu’il a avec ce qu’il sait. J’ai beaucoup aimé l’alliage entre les deux, tout comme les réflexions, portées par Ivy, qui nous poussent à remettre certains points en cause, et plutôt deux fois qu’une.

Parlons des personnages, d’ailleurs ! Ivy est celle que nous rencontrons en premier (logique, c’est elle qui raconte) et on apprend très vite à l’apprécier. C’est une fille qui veut bien faire, pour ce qu’elle croit juste, mais rapidement, elle va se rendre compte qu’elle ne peut pas écouter que sa tête et que son cœur, sa conscience doivent à son tour s’exprimer pour faire pencher la balance. J’ai beaucoup apprécié que malgré son âge (16 ans, c’est quand même jeune), elle sache déjà penser ainsi, et qu’elle accepte ses remises en question sans se laisser détruire au passage. C’est un personnage à la personnalité très intéressante et je pense que beaucoup de lecteurs se retrouveront en elle.
Bishop ? Bishop. Alors vous voyez, j’ai eu le malheur de lire « thriller » quelque part, concernant le bouquin. Du coup, je le voyais soit comme quelqu’un d’extra qui me faisait craquer, soit comme un manipulateur hors pair. C’était assez génial, en fait ! Mais il m’a quand même fait craquer et j’avoue que la fin m’a un peu déchirée quand même, quelque part. Bishop est un personnage qui pousse à aller plus loin, à voir le monde autrement, même s’il peut avoir lui aussi un côté sombre… il est très humain, en définitive.

Les personnages secondaires, quant à eux, suscitent aussi une palette d’émotions diverses, au fur et à mesure des pages. On les déteste, on change d’avis… personnellement, j’ai toujours eu du mal avec certains, et ça ne s’est pas arrangé ensuite ! La manipulation est quand même le lot de beaucoup, dans cette histoire.

Ce qui m’amène à parler de l’intrigue. Franchement, je ne savais pas ce que j’allais trouver entre ces lignes, mais je suis ravie de ce que j’y ai rencontré ! Tout est bien mêlé, et je ne m’attendais pas au retournement qu’on contemple sur les dernières pages du roman. D’ailleurs, l’évolution de la relation entre Bishop et Ivy prend elle aussi une place importante, mais pas que, il y a aussi tout le contexte dans lequel ils évoluent, le système juridique… tout concourt à faire une véritable dystopie intéressante avec un cas de conscience particulier auquel nous devenons témoin tout en étant pris à partie.

Ce roman nous fait réfléchir sur plusieurs points de société que nous croisons actuellement. Le mariage, l’amour, les violences conjugales, l’expulsion et le traitement des délinquants… les niveaux ne sont pas les mêmes, mais croyez-moi, ça vous fait réfléchir. Pour ceci, j’ai été très touchée quand j’ai compris ce que faisait Ivy, sa miséricorde, car même si elle est d’une force de caractère impressionnante, elle déborde de douceur. Comme Bishop, je crois… leur histoire m’a fait fondre, parce qu’elle ne va pas vite, mais pas à pas et que là aussi, il y a de quoi réfléchir et faire des parallèles intéressants.

Quant à la plume d’Amy Engel, je l’ai trouvée assez percutante mais juste. Elle colle bien au caractère de son personnage, sait éveiller des sentiments profonds chez le lecteur, et aller droit au but. Grâce à elle, j’ai véritablement pu m’imaginer dans le futur possible d’Ivy et Bishop, et ça a été très appréciable.

En conclusion, The Book of Ivy 1 est une très bonne découverte pour moi. Si ça n’a pas été un coup de cœur, j’ai quand même passé un excellent moment de lecture, les pages ont défilé sans que je m’en rende compte, et j’ai vraiment envie de savoir ce qui se produira dans le deuxième tome, vu la fin inattendue que l’auteur nous a offerte. Les personnages sont attachants, vrais, humains, et ils se remettent sérieusement en question, ce qui est un gros plus à mes yeux. Les parallèles que l’on peut effectuer avec plusieurs thématiques et notre société sont de bon ton (voire même plus que cela) et pourtant, c’est un livre sans prise de tête.
Ce sera donc un 18/20 pour moi et j’espère me procurer le tome 2 assez rapidement !

mercredi 21 octobre 2015

Gardiens des Cités Perdues (Shannon Messenger)

Tome 1

Depuis des années, Sophie sait qu’elle n’est pas comme tout le monde. Elle se sent à part à l’école, où elle n’a pas besoin d’écouter les cours pour comprendre. La raison ? Elle est dotée d’une mémoire photographique… Mais ce n’est pas tout : ce qu’elle n’a jamais révélé à personne, c’est qu’elle entend penser les autres comme s’ils lui parlaient à voix haute. Un casque vissé sur la tête pour empêcher ce bruit de fond permanent de la rendre folle, elle se promène un matin avec sa classe au musée d’Histoire naturelle quand un étrange garçon l’aborde. Dès cet instant, la vie qu’elle connaissait est terminée : elle n’est pas humaine et doit abandonner son existence entière pour rejoindre un autre univers, qu’elle a quitté douze ans plus tôt. L’y attendent une pléiade de nouveaux condisciples, amis et ennemis, et une question obsédante : qui est-elle ? Pourquoi l’a-t-on cachée dans le monde des humains ? Pourquoi n’a-t-elle que des souvenirs partiels de son passé ? Un premier roman baigné de magie, dont la fantaisie et le sens du suspense font des miracles, et où éclate le talent indéniable de Shannon Messenger. Un nom à retenir !

Oui, il est tard et oui, je vais en baver au réveil demain matin. Sauf qu’il faut bien que je vous tape ma chronique un jour ou l’autre, non ? De préférence avant d’en avoir deux sur les bras.

Gardiens des Cités Perdues 1, c’est l’histoire de Sophie, une ado de 12 ans qui n’a rien de normal. Elle possède des capacités cognitives inexpliquées qui font d’elle un petit génie pour les humains… elle mène pourtant une vie normale, jusqu’au jour où Fitz va entrer dans sa vie et agir aussi bien qu’une tornade. De révélations en révélations, la vie de Sophie va changer à jamais… pour passer à une existence des plus mouvementées !

Honnêtement ? Je savais que ce roman allait être de la bombe. Je connaissais un peu les écrits de Shannon Messenger, mais là, en français, directement à ma portée ? C’est pas un coup de cœur, mais juste en-dessous, je crois. Ça fait tellement longtemps que je n’avais pas pris autant de plaisir à une lecture ! À me laisser embarquer juste pour me laisser surprendre, à découvrir mes émotions, à être déçue, enjouée… j’avais oublié. Et c’est fantastique d’avoir pu retrouver tout ça !

Le bouquin fait plus de 500 pages mais c’est rien du tout ! Ça défile à une vitesse ahurissante. Je crois que ceci tient au fait que la plume de cette auteure est incroyablement légère et fluide. Même traduite. Il y a un style qui est à la fois innocent et pourtant tellement mature… c’est difficile à décrire. Parce que ça colle très bien pour Sophie, qui a douze ans et parfois les réactions qui vont avec, mais aussi pour des situations d’autres genres ! (elle s’en sort très bien aussi avec des ados plus âgés, comme on peut le voir avec Let the sky fall)

Au niveau des personnages, Sophie m’a réellement emballée. Parfois, je désapprouvais vraiment ses choix, sauf que je n’ai pas su rester indifférente à son histoire, je me suis réellement attachée à elle. J’aimerais la connaître en vrai ! Ce sentiment m’était devenu étranger, aussi… de vouloir rencontrer les personnages dans la réalité. Sophie est pleine de bonne volonté, elle a un cœur pur et même si elle n’est pas parfaite, elle sait déclencher l’engouement.
Quant aux autres personnages, il y a Fitz, que j’aime bien mais dont je ne sais parfois pas trop quoi penser. Il y a Alden, qui déclenche le même sentiment, plus important sur la fin. Il y a Dex, aussi, que j’aime tellement ! C’est le petit comique, avec Keefe ! Et puis, on pourrait parler aussi de Grady et Edaline, qui m’ont vraiment fait mal au cœur, de bien des façons, mais qu’on apprécie quand même…

Je pourrais dresser le portrait de bien des personnages secondaires, encore. Le truc, c’est que tout l’univers est incroyablement bien construit. Parfois, c’est à la limite du loufoque, mais on plonge avec bonheur dans ce monde recherché, élaboré et qui nous fait rêver ! Je ne peux pas trop vous en dire, mais franchement… ça vaut le coup !

Au niveau de l’intrigue ? Purée, ça va de démêlés en démêlés. Et c’est magnifique ! Notre auteure jongle avec des éléments très communs comme les examens que Sophie doit passer à l’école, avec des complots, des incendies mystérieux… et on ne sait jamais ce qui va se produire dans les pages suivantes. Impossible de deviner ! Il peut arriver qu’on fasse des liens, mais de temps en temps, hein ! Sans compter que même les détails insignifiants peuvent prendre une importance majeure et pour l’histoire et pour les lecteurs que nous sommes !

C’est très simple, on ne s’ennuie pas, dans le premier tome de Gardiens des Cités Perdues. Il y a trop à expérimenter, de tous les côtés ! Sans que cela ne fasse trop, bien évidemment… il n’y a pas de surcharge, on a envie d’en savoir plus, on veut tout vivre. Tout apprendre. Aux côtés d’une Sophie imparfaite et qui peut échouer (c’est aussi pour ça qu’on l’aime), c’est juste un pur bonheur. Et puis, j’avoue que parfois, on se dit que les choix présentés ne sont pas forcément… les meilleurs. Sauf que toujours, il y a une notion de morale, de cœur et qu’on ne peut pas passer à côté !

En conclusion, ce premier opus n’est pas un coup de cœur pour moi, quoique, je dirais presque que c’est un petit coup de cœur… il reste cependant sans conteste ma découverte du mois, j’en redemande et vous pouvez être sûrs que je me procurerai la suite rapidement ! C’est de l’excellente littérature, qui jongle avec différents registres, au moyen d’une plume incroyablement rafraîchissante, dans un univers fouillé et fascinant… et avec une Sophie Foster qui saura vous conquérir !
C’est un 19/20 pour moi et foncez le lire !


Tome 2 : Exil



Depuis qu’elle a quitté sa famille humaine pour aller vivre parmi les elfes et étudier à l’académie de Foxfire, Sophie n’a pas manqué d’attirer tous les regards sur elle… et son enlèvement n’a rien arrangé ! Le monde elfique, pour qui le mot « crime » était jusque-là quasi inconnu, est en émoi et la révolte gronde…

Pourtant, une découverte extraordinaire pourrait permettre de ramener le calme au sein des Cités perdues. Sophie tombe en effet nez à nez avec une alicorne, une créature fabuleuse que les elfes croyaient disparue, symbole pour eux d’un nouvel espoir. Mais la jeune Télépathe, chargée de s’occuper de l’animal, va vite déchanter : déjà bien éprouvée par la reprise des cours imminente et les messages toujours plus énigmatiques du Cygne Noir, elle se retrouve en plus contrainte de prendre un risque immense pour protéger l’un de ses proches d’une mort certaine…

Bon, disons-le clairement, j’ai un peu repoussé le moment de vous écrire mon avis. Ce qui est très bon signe, en fait, puisque quand j’ai vraiment aimé un bouquin, j’ai envie de garder mes impressions pour moi au lieu de vous en parler. Déclenchement du mécanisme inverse, je vais essayer de vous donner envie, maintenant !

Le deuxième tome de cette saga nous permet de retrouver Sophie qui s’apprête à faire sa rentrée à Foxfire. Lors d’une sortie avec son tuteur, notre jeune elfe va découvrir une alicorne et se lier d’amitié avec elle, ce qui ne va pas manquer de chambouler touuut le peuple elfe, bien évidemment. Et non seulement elle va se retrouver chargée de s’en occuper et de « l’éduquer*, mais elle va aussi devoir faire face à des problèmes de taille qui vont lui tomber juste sous le coin du nez…

Mon résumé est brinquebalant, oui, je sais. Sauf que c’est un gros livre, très riche, super trop génial et que j’ai toujours vraiment du mal à vous donner de bonnes infos sans vous spoiler tout ce qui pourrait être important aussi !

J’ai mis un petit moment à sortir ce livre de ma PAL (compte-tenu de la taille de cette dernière, j’entends, vu qu’il n’est resté qu’un mois maximum en attente), parce que je savais que j’allais apprécier et que je voulais retarder le moment de sa lecture pour en profiter. À l’approche des fêtes, pourtant, je me suis décidée et j’ai bien fait parce qu’on a envie de rêver et cette saga est parfaite pour ça.

C’est une histoire somme toute jeunesse, à la base, puisque Sophie n’est pas très âgée. Je peux cependant vous certifier que tous peuvent y trouver leur compte, moi la première ! Notre héroïne est très mature, même si elle se laisse emporter parfois par ses émotions, je pense que tout un chacun peut trouver en elle quelque chose pour s’attacher. Entre son caractère tourné vers les autres, légèrement têtu (pour ne dire que cela), et pourtant fort, Sophie est vraiment un personnage que l’on peut qualifier de génial.

Il en va de même pour les persos secondaires ! Tous ont un petit quelque chose qui fait qu’on s’attache, bien qu’ils soient profondément imparfaits. L’amour et l’amitié qui les lie tous (ou pas, mais dans ces cas-là, on les aime moins aha) nous les rend attachants, essentiels et nous donne envie de les connaître réellement, comme s’ils faisaient partie de notre vie !

Pour la première fois depuis longtemps, je me retrouve dans un univers imaginaire dans lequel j’aimerais vivre et qui me fascine toujours plus. Je rêve profondément et je m’émerveille de beaucoup de choses, en lisant Shannon Messenger et les aventures de Sophie Foster. J’en veux plus, je savoure chaque chapitre, chaque page !

D’autant plus que pour moi, le roman ne se contente pas d’être une simple histoire comme ça, elle véhicule des messages importants : le poids de la culpabilité, l’importance de l’espoir et de vouloir croire en soi… j’aurais tellement d’éléments à pointer ! Au travers de ce deuxième opus, j’ai découvert des éléments incroyablement riches en humanité et j’en redemande. J’en reste ébahie, admirative !

Et ce n’est pas fini ! Il y a une intrigue de malade, par là en-dessous ! Gardiens des Cités Perdues 2 est un bon gros pavé sans longueur, tout en rebondissements, sans que cela traîne et sans que vous ne soyez perdus ou lassés ! Faut quand même le faire, non ? J’ai très envie de me plonger dans le tome 3, mais figurez-vous qu’il attendra au pied du sapin… voire même jusqu’au Nouvel An ! Je veux profiter de cette histoire incroyablement riche de multiples façons !

En conclusion, le deuxième tome de Gardiens des Cités Perdus aura largement accompli sa part du contrat. Aussi bon que le 1, aussi riche et aussi époustouflant, il nous embarque aux côtés de Sophie et de ses amis dans des contrées inexplorées, avec des thèmes parfois difficiles et traités avec brio. Aucune longueur, pas moyen de se lasser, j’en veux encore et je reste admirative. C’est à la portée de tous et incroyablement mature, comme livre !
Ce sera donc un deuxième coup de cœur pour moi, avec un 20/20, et si je vous le recommande ? Non, mais franchement, si vous n’avez pas encore essayé, filez l’acheter ou demandez-le en priorité à Noël !



Tome 3 : Le Grand Brasier


Voilà plusieurs semaines que Sophie Foster n’a plus aucune nouvelle du Cygne Noir, l’organisation clandestine qui l’a créée. Si elle se sent abandonnée, la jeune Télépathe redoute surtout qu’un traître n’ait infiltré leurs rangs. Pourtant, elle a bien vite d’autres chats à fouetter : un mystérieux traqueur est découvert sur Silveny l’alicorne, Vertina, le miroir spectral de Jolie, refuse obstinément de révéler ce qu’elle sait, et le Conseil ordonne à Sophie de guérir Fintan, le Pyrokinésiste à l’esprit brisé, malgré l’immense menace qu’il représente…

Toujours accompagnée de Keefe, Dex, Fitz et Biana, la jeune fille est entraînée dans un tourbillon de révélations et de rebondissements… à tel point que, déterminée à démasquer les rebelles qui menacent les Cités perdues, elle va commettre un terrible faux pas, et conduire les elfes au bord de la guerre !


Après ma lecture avortée de Dune 2, j’avais vraiment besoin de plonger dans un bon bouquin. J’ai donc opté pour une valeur sûre : Gardiens des Cités Perdues 3 ! Assurément, j’allais passer un excellent moment de lecture !

Dans ce troisième opus, nous retrouvons Sophie qui cherche toujours des réponses à ses questions. Malheureusement pour elle, le Cygne Noir fait de la rétention d’infos, et pire : il se fait absent. Et avec ça, les rebelles semblent faire de leurs siennes… et le Conseil demande à Sophie de soigner Fintan, ce qu’elle ne souhaite pas. Elle n’est pas la seule, mais a-t-elle vraiment le choix ? Poussée de plus en plus au bord du gouffre, la jeune fille va faire des choix qui pourraient avoir de graves conséquences…

Mon résumé est tout pourri et redit exactement la même chose que dans la quatrième de couverture ? Merci bien, je l’avais remarquée toute seule. Il faut dire aussi que ce volume fait presque 600 pages et que chaque chapitre apporte son lot d’informations et qu’à la fin, ça fait quand même un truc de taille impressionnante.

Le Grand Brasier est une lecture qui m’a de nouveau fait voyager. J’en avais bien besoin, croyez-moi, et avec Sophie, j’ai vraiment passé un excellent moment. Ce n’est pas un coup de cœur, mais je sais reconnaître l’excellence de cette saga à laquelle je suis vraiment attachée.

Il est rare de pouvoir suivre un personnage aussi jeune sans se sentir en décalage avec l’histoire : souvent la maturité de ce qui est présenté diffère avec la nôtre… ce n’est pas du tout le cas ici : Sophie est déjà très réfléchie pour son âge, elle prend en compte les autres, et même si elle fait des erreurs parfois totalement inconsidérées, je pense que nous aurions pu faire les mêmes. Elle est touchante et porte cette aventure de façon merveilleuse, d’autant plus que Shannon Messenger va au fond des choses dans jamais avoir peur de nous effrayer. Ses héros sont face à des choix difficiles.

Pourtant, si la situation se complexifie et qu’il y a des scènes ardues, on prend toujours un réel plaisir à lire cette histoire. La raison en est qu’elle est pleine de lumière et de détermination, mais aussi d’humour et de légèreté. N’oublions pas que l’univers en lui-même est très beau, totalement innovant, et que Sophie est entourée de joyeux lurons bien décidés à faire de sa vie quelque chose d’extraordinaire.

Ça a été tellement agréable de retrouver Keefe, Fitz, Dex, Sandor et même Biana. Sans parler d’Edaline et Grady, ou même Alden ! J’ai même beaucoup aimé le Héraut Leto, je l’avoue. Toute l’équipe qui fonctionne dans ces péripéties est juste excellente et on en redemande ! Chacun fait des erreurs, aussi, mais ils n’en deviennent que plus réalistes, plus… je ne dirais pas humains, parce que pas vraiment, mais proches de nous, plutôt.

Il y a toujours cet aspect des valeurs que je trouve très juste, très… très important, aussi. Sophie doit faire des choix qui ont une valeur éthique, elle sait aussi accepter la sentence et se sacrifier pour les autres. Il y a un grand sens de la justice dans tout cela, une énorme place pour l’amour et l’amitié, pour la foi en l’autre… c’est vraiment un hymne à la bonté que l’on trouve dans ces bouquins ! Et ça passe autant par les bons côtés de certains personnages que par les vices présentés par d’autres.

Je dois aussi admettre que je suis épatée de la complexité de l’intrigue de cette saga. Je n’en finis pas de voir des boîtes dans des boîtes, si vous voulez. Un véritable jeu de piste duquel il est difficile de se lasser ! C’est passionnant, fascinant et on en redemande toujours plus ! Les révélations de ce tome m’ont assez soufflée et je me demande vraiment comment va se dérouler le tome 4 que je vais attendre sagement en rongeant mon frein.

Quant à la plume ? Toujours aussi fluide, mais quand même travaillée : on sent que la manière de présenter les choses n’a pas été laissée au hasard et je trouve que s’il y a beaucoup de légèreté dans le propos, il y a aussi beaucoup de maturité. On s’éclate en lisant des trucs parfois moins drôles. Et il y a des répliques épiques, sérieux ! C’est un vrai jeu entre les différentes facettes d’une existence, même à ce niveau. Génial, non ?

En conclusion, si vous n’avez pas encore eu l’occasion de lire la saga Gardiens des Cités Perdues, ne vous dites pas que c’est pour les enfants et foncez dessus ! C’est une saga pépite, un petit bijou qu’on aimerait tous avoir dans sa biblio ! (en plus, l’objet livre est superbe) L’histoire est prenante, ce tome 3 ne fait pas défaut aux deux premiers, et Sophie porte toujours aussi bien l’ensemble. On aime la suivre, on aime être avec elle au milieu de Keefe, Dex, Fitz et Biana… et on en redemande ! Vous voulez oublier un peu le monde dans une histoire géniale ? Ne cherchez plus ! Il y a tant à dire… et je vais m’arrêter là.
Ce sera un 19/20 pour moi et vivement le 4, je vous le dis !
 
Tome 4 : Les Invisibles


Finis les cours à Foxfire et les messages énigmatiques envoyés par le Cygne Noir, Sophie rejoint enfin la mystérieuse organisation clandestine qui lui a fait voir le jour ! Accompagnée de Fitz, Biana, Keefe et Dex, elle quitte les Cités perdues pour Florence, où se trouve le premier indice qui la mènera jusqu’au repaire du Cygne Noir. Là-bas, la jeune fille espère en apprendre plus sur elle-même, mais aussi sur les Invisibles, le groupe de rebelles qui cherche à déstabiliser le monde des elfes.

Dire que j’attendais avec impatience ce quatrième tome est un certain euphémisme ! J’ai quand même réussi à patienter deux semaines après sa réception pour le dévorer et m’en délecter !

Dans Les Invisibles, Sophie et son groupe d’amis toujours fidèles au poste deviennent pour de bon des parias, puisqu’ils rejoignent l’organisation du Cygne Noir pour en apprendre plus et agir contre les Invisibles, les véritables « méchants » de l’histoire. Pendant ce temps, l’intrigue se noue de façon plus inextricable, demandant des ressources à chacun et les poussant dans leurs retranchements… jusqu’où devront-ils aller ? Jusqu’où tout ceci les emmènera-t-il réellement ?

Vous vous doutez sans doute que retrouver cet univers a été un pur bonheur, puisque je suis toujours totalement admirative et fan de l’univers et de l’écriture de Shannon Messenger ! Le quatrième opus de cette saga est un énorme pavé de plus de 600 pages que l’on prend un véritable plaisir à dévorer, soyez-en sûrs !

Sophie et ses amis traversent une nouvelle fois des épreuves diverses et font face à des situations que nous n’aurions jamais pu imaginer. Combien de fois se trouvent-ils au pied du mur, avant de pêcher une solution improbable comme nous avons déjà pu en croiser dans les tomes précédents ? Nous virevoltons entre des situations critiques et des dénouements incroyables, intelligents, fascinants, qui nous embarquent encore et toujours !

En plus de cela, nous apprenons de nouveaux éléments sur l’univers des elfes, sur nos personnages, leur passé (surtout Sophie), et nous avons de nouveaux personnages ! J’ai beaucoup apprécié le fait de voir introduits des nouveaux, parce que ça s’est fait en douceur, et de façon assez naturelle. De toute façon, Shannon Messenger semble avoir un don pour nous propulser dans son histoire sans que cela nous brusque, mais qu’au contraire cela nous fascine à n’en plus pouvoir.

Je sais que beaucoup comparent Gardiens des Cités Perdues à Harry Potter. Pour moi, il n’y a pas vraiment de comparaison à effectuer, même s’il est vrai que le monde de Shannon Messenger est incroyablement fourni et bien pensé, révolutionnaire, si on veut, comme celui de J.K. Rowling. Cela étant, Shannon Messenger réussit le prodige de nous attacher à Sophie malgré son jeune âge, et en la faisant grandir, bien qu’elle soit encore différente des autres enfants.

Là, je peux aborder les valeurs que je retrouve si souvent dans ses romans. L’amitié prend une place très importante, de même que la confiance que l’on choisit d’accorder, le respect de l’intimité de l’autre, la notion de sacrifice… cela étant, même si parfois je grince des dents avec le concept de vengeance, Sophie et ses amis sont porteurs d’énormément de lumière malgré leurs failles et les épreuves qu’ils traversent. J’aime énormément ce groupe, surtout qu’ils ont des échanges parfois hilarants qui ne peuvent que nous tirer des sourires sincères ! Notre auteure sait très bien manier la tension dans son livre pour nous permettre de reprendre notre souffle avant de relancer la machine avec brio.

Tiens ! Parlons du rythme, d’ailleurs. L’intrigue monte en puissance, se déploie, change de direction… à aucun moment on ne s’ennuie ! Il y a à la fois l’aspect relationnel de notre petit groupe si particulier et génial, mais aussi tout l’enjeu de leur mission, ainsi que d’autres choses qui viennent s’ajouter sans que nous nous perdions… tout prend une formidable ampleur et on reste scotché à notre livre sans vouloir en décoller. Les chapitres relativement courts contribuent en plus à ce rythme cadencé, pour nous donner envie d’avancer toujours plus. Nous ne sommes jamais au bout de nos surprises ! Cela étant, j’ai anticipé un point sur la fin, qui ne m’empêche nullement de me questionner sur la résolution du problème que ça a créé ! Le tome 5 promet énormément de choses, encore une fois !

Enfin, il faudrait que je mentionne la plume de Shannon Messenger. Douce, percutante, juste… je crois que je pourrais utiliser une tonne de qualificatifs. Avec ses mots, je m’y crois, j’oublie que j’ai un livre entre les mains, son style est à la fois mature et empreint d’une innocence qui colle à l’âge et à la personnalité de Sophie. Elle peut ainsi nous rapprocher de son héroïne et aborder des thématiques beaucoup plus graves sans que cela ne choque ! C’est très fluide et encore une fois, tout nous parait naturel, puisqu’elle réussit à nous inclure, à nous embarquer facilement à chaque page.

En conclusion, Gardiens des Cités Perdues 4 est un immense succès pour moi. Plus ça va, plus la saga est bonne, je crois ! Du moins, elle stagne à un niveau d’excellence qui ne peut que nous ravir. L’intrigue continue de se complexifier, alors que nos héros grandissent, prennent leurs responsabilités, encaissent sans perdre ce qui fait d’eux des êtres géniaux. Chacun a sa pierre à apporter ! Les révélations sont prenantes, le rythme cadencé, il devient difficile de lâcher le livre et nous n’avons pourtant pas envie de terminer ! Bref, Shannon Messenger, avec sa plume si jolie, mêlant innocence et maturité avec brio, nous embarque pour un voyage une fois de plus exaltant et fascinant !
Ce sera donc un 20/20 pour moi ! Un petit coup de cœur, je pense, aussi ! Vivement le tome 5 !


Tome 5 : Projet Polaris


 Après un passage mouvementé par Exillium, l’école réservée aux bannis, Sophie et ses amis sont de retour à l’académie Foxfire, où la jeune Télépathe n’est pas la seule, cette fois, à bénéficier de la protection d’un garde du corps. Car certains masques sont tombés : les nouveaux membres du Cygne Noir, ainsi que leurs familles, sont plus que jamais en danger… D’autant que les Invisibles, ces rebelles qui menacent les Cités perdues, multiplient les attaques.


Tandis que la tension monte avec les ogres, forçant les elfes à accepter des changements drastiques de leurs modes de vie, notre petite troupe tente d’en découvrir plus sur le plan de l’ennemi. Sophie ne dispose pourtant que de maigres indices : son nom de code est “Projet Polaris”, un étrange symbole semble en être la clé et il serait depuis le début lié à… Keefe !

Retour sur un cinquième tome débordant de suspense !

La situation n’est toujours pas au beau fixe pour Sophie et ses amis : tous sont en danger, et les Invisibles s’apprêtent à frapper fort. Que faire pour deviner leurs intentions ? Keefe sera-t-il d’une quelconque aide ? Peut-on encore lui faire confiance ? Alors que la situation politique change encore, que la tension grimpe toujours plus autour de nos héros, ces derniers vont aller de découvertes en découvertes, plongeant chaque fois un peu plus autour du mystère que représente le Projet Polaris…

Franchement, c’est vachement dur de réaliser un résumé convaincant et représentatif de ce cinquième tome. Chapeau à celui qui a conçu la quatrième de couverture, parce que ça patine un peu chez moi. En même temps, comment voulez-vous réussir à dire les bons trucs sur un bouquin de plus de 600 pages qui mêlent tous les aspects de l’imaginaire, du politique et d’une intrigue de fou ? C’est chaud, admettons-le.

D’ores et déjà, vous pouvez sentir que j’ai vraiment apprécié ce tome 5. Je l’ai trouvé différent des précédents, parce qu’il est plus tourné vers la réflexion, l’anticipation et les actions importantes, mais moins spectaculaires que d’autres. Pas de grandes bagarres, mais des recherches, des découvertes et des actions qui feront la différence plus tard. L’ensemble du roman reste grandiose, mais… on se situe moins dans un déploiement de force, et j’apprécie.

Retrouver Sophie et toute sa bande a été un pur plaisir. Je les aime tous beaucoup, et j’apprécie toujours de les retrouver pour en apprendre plus à leur sujet, pour voir les liens se tisser, se renforcer, et tout simplement pour les voir grandir ensemble. Et il faut dire que les épreuves ont le don de les forger, ici ! Sophie est pour ça une héroïne tellement chouette à suivre : elle se remet souvent en question, suit son cœur et agit comme beaucoup d’entre nous le feraient. Ses amis et ceux qui l’entourent parviennent à la guider, à la ralentir lorsqu’elle va vite, mais ce n’est pas toujours évident pour tous. Et c’est ce côté peu évident qui rend le tout crédible et réaliste.

Je pourrais parler de Keefe, de Fitz, de Biana, de Dex et de tous les autres, parce qu’ils ont tous une place tellement importante dans l’histoire qu’ils mériteraient tous qu’on s’attarde sur eux. Keefe m’a quand même un peu gonflée, même si je l’aime bien. Fitz est chou, et j’aime bien son caractère, tout comme Keefe, en fait. Arg ! Rien que de repenser à eux, j’ai envie de savoir la suite !

Oui, parce que niveau intrigue, Shannon Messenger n’y est pas allée de main morte. On pourrait croire qu’après 5 tomes, le tout commencerait à retomber comme un soufflé qui a trop attendu. Que nenni ! Le tout devient plus complexe, et lorsqu’à la fin, on se retrouve au pied du mur face à l’action qui survient, on est un peu sur les fesses. Notre autrice a quand même un don pour semer les pièces d’un puzzle qui ne prendra son sens qu’au moment opportun. C’est tellement bon !

Avec tout ça, il y a bien sûr l’imaginaire qui est toujours aussi époustouflant, dans lequel on a envie de se rouler comme on le ferait dans un plaid en pilou en plein hiver. J’aime vraiment le monde des Gardiens, les petites choses qui apparaissent et qui le rendent si unique. Ça fait rêver, et en même temps, il y a des limites, comme pour chaque création un tant soit peu réaliste. Mais c’est beau et on en redemande à coup sûr !

La plume de Shannon Messenger est toujours aussi fluide. Elle colle très bien à tous les types de situations évoquées dans le roman : l’humour est là, le tragique aussi, la tension, n’en parlons pas… sa palette d’émotions est riche, vivante, et le lecteur est embarqué du début à la fin. Le fait que Sophie soit beaucoup plus jeune que nous ne pose aucun souci (de mon balcon, du moins), parce que chacun peut retrouver en elle ou dans le reste de l’histoire des choses qui lui font écho. C’est mature, comme récit. C’est tellement plus qu’un roman jeunesse !

Comme d’habitude, on peut retrouver de belles valeurs. La famille est hypra importante, la famille de sang comme celle du cœur. Surtout celle du cœur, dirais-je. La loyauté est un point fort du roman, surtout au travers de Keefe, et on voit l’impact de certains choix sur d’autres personnages. Le sacrifice reste toujours présent, et avec les liens qui se tissent encore de façon plus profonde entre les personnages, on voit que ce n’est pas toujours une solution. Tout est dense et reste très beau, dans ce roman. On pourrait en dire tellement, encore !

En conclusion, le tome 5 de Gardiens des Cités Perdues aura encore une fois été une excellente lecture. Si nous sommes moins dans l’action, la tension n’en reste pas moins présente, et les pages défilent comme si de rien n’était. C’est passionnant, enrichissant et on ne décolle pas de l’intrigue. Retrouver Sophie et son entourage a juste été un pur plaisir, et j’ai juste hâte de pouvoir plonger dans la suite. C’était bon, c’était cool, ça vaut vraiment le coup et je vous recommande plus que clairement cette saga ! Foncez, foncez, foncez ! Et pour Projet Polaris, ce sera un… 18/20 pour moi !