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mardi 7 novembre 2017

Je n'aimerai plus (Stéphane Soutoul)

Inconsolable, Solange trouve refuge dans la solitude depuis le décès de son premier amour. Le marquis de Rousserolle souhaite malgré tout que sa fille épouse un aristocrate digne de son rang. Dans l’attente de fiançailles auxquelles elle refuse de se soumettre, Solange est placée sous la protection de Childéric de Frazignac. Dès le premier regard, la jeune femme perçoit le bretteur taciturne comme une atteinte à sa liberté. La guerre ne tarde pourtant pas à s’embraser aux frontières du royaume. Pris dans la tourmente des événements, Solange et Childéric apprennent à cohabiter, à découvrir leurs blessures mutuelles, leurs espoirs... Se pourrait-il qu’un cœur en deuil finisse par s’éprendre d’une âme torturée, envers et contre tout ?

Et si je rattrapais mon retard de chroniques en vous parlant d’un livre que j’ai véritablement apprécié ?

Je n’aimerai plus est un roman de type historique/fantasy/surnaturel. Il nous embarque dans un monde qui pourrait être le nôtre, ou presque, et où Solange, jeune noble de 19 ans, se morfond encore de la mort de son protecteur et premier amour, deux ans plus tôt. Bien décidée à ne pas se marier, elle va pourtant devoir obéir à son père, lorsque celui-ci lui impose un nouveau gardien, en attendant qu’elle trouve un bon parti. Et même si Solange est bien décidée à mener la vie dure à Childéric, il se pourrait que derrière le masque impassible et froid de cet homme se cache un cœur blessé, un cœur qui changerait tout pour elle…

Alors déjà, je dois dire que je suis de plus en plus admirative du travail de Stéphane Soutoul. Je l’avais découvert avec Si proche de lui, puis Anges d’Apocalypse, et ensuite dans ses thrillers sentimentaux chez Pygmalion (La Proie du Papillon, et Séduction Maudite). Plus ça va, plus je me laisse embarquer et surprendre par son talent, sa plume qui évolue et qui gagne en poésie, en style…
(Oui, attendez-vous à ce que je sois dithyrambique, hein. J’ai tellement apprécié ce livre qu’il faut que j’en parle, même si j’ai mis des jours et des jours à me lancer dans cette chronique !)

Dès le début du roman, nous plongeons dans cet univers qui ressemble au nôtre, sans l’être tout à fait. Royaume imaginaire, capacités surnaturelles… pourtant, on se croirait encore au temps des chevaliers et des princesses à protéger, avec un air de Renaissance. Et nous faisons la rencontre de Solange, qui se lamente et ne parvient pas à sortir de son cocon de tristesse. Elle ne le souhaite pas, d’ailleurs, au grand dam de son père et de sa sœur. Jusqu’au jour où Childéric va entrer dans sa vie comme un éléphant dans un magasin de porcelaine.

Les caractères de chacun des personnages sont très intéressants et bien travaillés. C’est toujours un point super important à mes yeux dans un roman, et plus encore dans une romance : il faut que ça soit plausible. Et là, clairement, j’ai été servie ! Chacun possède sa personnalité, et va évoluer tout au long du récit. 400 pages pour voir nos héros vaciller dans leurs convictions, se rapprocher tout doucement et… et… ehe, non, je ne dirai pas ce qui se produit. Mais Solange est un personnage très déterminé, un peu effacé au tout début, qui va vite étonner le lecteur par la vivacité dont elle va faire montre lors de l’arrivée de Childéric. Elle pourrait devenir irritante avec son obstination, mais Stéphane Soutoul a su la rendre sympathique, et ses tentatives nous laissent curieux pour la suite des évènements, et curieux à propos de Childéric. Ce chevalier reste au départ très mystérieux, et ce que l’on apprend de lui au fil des pages nous le rend plus proche, humain et très touchant. Il en fera rêver plus d’une !

Le rythme de cet histoire n’a rien de précipité. C’est une romance qui prend son temps, et ça fait tellement du bien ! Les choses vont crescendo, et c’est ce qui permet de vivre chaque variation dans toute son intensité, et c’est ce qui rend le tout si réaliste, de fait. En plus de cela, nous voyageons réellement dans le contexte offert par l’auteur, et on s’y croit. Ce n’est pas seulement une histoire d’amour, c’est beaucoup plus.

Je vous ai déjà un petit peu mentionné la plume, plus haut. Stéphane Soutoul réussit à créer un style qui colle à l’époque et au contexte auquel il se rattache : son écriture en devient presque précieuse, ancienne et recherchée. Sans devenir du classique qui peut devenir lourd, on revient à une narration plus riche que ce qu’on trouve parfois actuellement. Et c’est top !

Que dire de plus ? En dehors de Childéric et Solange, les personnages sont travaillés et intéressants. Les gentils comme les moins gentils, d’ailleurs. Réactions épidermiques et attachements à prévoir, si je puis me permettre !
Quant à l’univers, ça reste un univers imaginaire classique, mais réaliste. L’aspect surnaturel est présent, mais juste en touches, pour augmenter le récit et lui offrir une nouvelle dimension, une richesse appréciable.

À propos des valeurs, on peut en tirer beaucoup, et c’est aussi une des raisons pour lesquelles j’apprécie autant ce bouquin. Déjà, la romance invite à songer aux secondes chances, au bonheur retrouvé et à l’acceptation de l’autre dans sa totalité : avec ses failles et ses forces, ses douleurs et ses joies. Ensuite, le lien familial est très puissant, dans Je n’aimerai plus. Solange et Childéric protègent énormément leurs proches, et c’est beau. On peut aussi mentionner la détermination de Solange à suivre son cœur, et à ne pas obéir à la société comme un mouton. C’est loin d’être évident, mais elle est un bon modèle à suivre, tout comme Childéric, qui fait montre aussi d’une belle moralité et qui s’accroche à ses principes. Et on pourrait encore parler de remise en question, du danger des certitudes… mais ce serait long.

En conclusion de cette chronique peut-être un peu fouillis, je dirai simplement que si Je n’aimerai plus n’est pas un coup de cœur, nous ne sommes pas passés loin ! J’ai vraiment apprécié Solange et Childéric, l’univers dans lequel ils vivaient et leur évolution propre. La narration est belle, presque classique sans être lourde, et l’histoire prend son temps, ce qui offre une intensité géniale à chaque nouveau rapprochement entre les deux héros. Si le bouquin n’est pas tout de suite addictif, il le devient très rapidement ! On retrouve aussi de beaux messages que je vous ai présentés plus haut. En bref : un vrai succès que je recommande chaudement ! Ce sera un 19/20 pour moi !

vendredi 11 août 2017

Au-delà de l'Oraison (Samantha Bailly)

Tome 1 : La Langue du Silence

Mylianne Manérian est une jeune fille sans histoire. Alors pourquoi est-elle retrouvée morte dans une ruelle lugubre ? De l’avis général, c’est l’œuvre des clans, ces rebelles qui menacent la paix du royaume.
Les deux sœurs de la défunte, Aileen et Noony ne se satisfont pourtant pas de cette explication.
Aileen, envahie par la haine, est prête à tout pour venger sa cadette au risque de se trouver mêlée à des intrigues qui la dépassent.
Noony, quant à elle, se révolte en apprenant que leur royaume projette d’envahir Rouge-Terre, un continent voisin, quitte à faire des milliers de victimes.

Au milieu de l’indifférence générale – la mort est une généreuse source de revenu – les deux sœurs vont tenter de stopper les conflits et de révéler au grand jour les manipulations de leurs dirigeants.

Aujourd’hui, je viens vous parler d’un roman qu’on m’avait vraiment conseillé, et qui ne m’a pas charmée comme je l’espérais. S’il n’a pas été une déception, il reste un livre qui ne m’a pas non plus totalement enthousiasmée.

Le premier tome de Au-delà de l’Oraison nous plonge dans un univers fantasy chargé de tension, et dans lequel nous allons plus spécialement suivre les trois filles de la famille Manérian. Mylianne, la plus jeune, meurt au début du roman, provoquant de forts remous. Est-elle vraiment morte assassinée par un clan ? Aileen se jure de la venger, et fera tout pour accéder à une profession qui la guidera sur ce chemin. Elle veut changer les choses. Il en va de même pour Noony, l’aînée, qui elle, veut changer d’autres choses : elle n’accepte pas la guerre qui se déclare, et souhaite l’empêcher. Aucune des deux filles n’imagine à quel point tout va changer.

Oui, je sais, c’est difficile de faire un résumé. Mais de toute façon, je peine à chaque fois, donc vous n’êtes pas surpris et avez déjà sûrement sauté les lignes que j’écris à ce sujet. Bref !

On m’avait beaucoup recommandé cette saga de Samantha Bailly, sans parler des romans de cette autrice, en général. Quand la GrosseOp est arrivée et que j’ai vu La Langue du Silence dans les romans proposés, je me suis dit que c’était l’occasion. J’étais pas attirée par la couverture, mais parfois, on essaie de suivre les conseils qu’on nous donne. Je suis contente d’avoir suivi la suggestion, mais ça n’a pas franchement collé, de mon côté.

Il m’a fallu un très long moment pour me sentir intéressée (réellement) par l’histoire, et surtout pour me sentir concernée. À 40% de ma lecture (merci la Kindle qui n’affiche que les pourcentages, aha), je me suis demandé si je n’allais pas arrêter : tout était trop lisse, je restais indifférente à ce que je lisais, et ça me dérangeait. On m’a incité à continuer, et il est vrai que vers la moitié du roman, j’ai trouvé deux-trois points d’achoppement qui ont rendu ma lecture plus agréable.

Comme vous l’aurez compris, nous suivons essentiellement Noony et Aileen, deux sœurs aux caractères totalement différents, et élevées de façon différente aussi. Chacune va emprunter sa voie, avec des compagnons différents, toutes les deux dans l’espoir de changer les choses. Je dois vous avouer que je n’ai senti de sympathie réelle pour aucune des deux. Je les apprécie, mais la volonté de vengeance d’Aileen m’a coupé d’elle, et Noony m’apparaissait trop calme. Elles possèdent pourtant toutes deux des volontés de fer, et je pense que c’est un des points qui m’a retenue. Elles évoluent tout au long de l’intrigue, prenant en maturité et comprenant qu’elles rencontreront de nombreux obstacles dans leur quête.

En parlant de l’intrigue, je la trouve bien construite, même si j’ai mis du temps à me mettre dans l’univers. Je trouvais le début un peu fouillis, mais une fois que tout est déployé, on se rend compte que ça ne l’était pas vraiment. J’ai apprécié ce petit côté de complications, même si, malheureusement, l’univers ne m’a pas fascinée. Pour quelle raison ? Je pense qu’il s’agit de la teneur même de la base : l’oraison. Enfin, l’oraison funèbre. C’est pas une thématique qui m’attire forcément, et c’est resté tout au long du bouquin. Le petit truc qui devait me happer au début m’a laissée sur la touche.

Après ça, je dois dire que j’ai trouvé la plume de Samantha Bailly assez douce, maîtrisée et intéressante. Elle avait parfois des remarques que j’aurais presque envie de noter, et elle a su insuffler des caractères intéressants à chacun de ses personnages. La romance n’est pas encore le must (encore un truc qui m’a laissée sur la touche : je pouvais pas rêver avec Noony, hélas…), mais on sent que ça pourrait donner quelque chose de chouette dans le tome 2. Et puis, soyons honnêtes : pour monter une intrigue pareille, en suivant plusieurs personnages, il en faut, de la maîtrise, et ça, c’est un bon point.

À propos des valeurs, il est beau de voir que certains personnages se battent pour ce en quoi ils croient, comme Alexian et Noony (d’ailleurs, mention ++ pour Alexian et Lorion, leur duo est celui qui m’a le plus plu, dans cette histoire, même si j’ai mis du temps à apprécier Alexian). Au travers d’Aileen, qui est prête à tout ou presque pour sa vengeance, nous commençons (en fin de roman) à percevoir avec elle que la vengeance n’est pas une fin et qu’elle n’apporte aucune consolation à celui qui l’exécute. L’amour et la foi en un avenir meilleur planent aussi, et se prolongent sûrement dans la suite.

En fin de compte, La Langue du Silence est un roman qui possède des qualités, des personnages bien construits et une intrigue qui se déploie au fil des pages. Malheureusement, ça n’a pas collé avec moi : je n’ai pas senti de réelle sympathie pour les personnages, et j’ai mis du temps à trouver un intérêt dans une histoire qui me laissait indifférente. C’est un univers qui plaira à d’autres, mais pour ma part, c’est pas ma tasse de thé. Je ne pense pas lire la suite, hélas ! Mais je lirai sûrement d’autres romans de Samantha Bailly pour me faire une idée de sa plume. En attendant, c’est un 14/20 pour moi !

lundi 7 août 2017

La Lumière d'Ayvana (Ophélie Duchemin)

Tome 1 : Les Ailes Oubliées

"Il cligna des yeux. Durant un instant, il avait cru voir des ailes transparentes sortir de son dos."

Comment survivre dans un monde qu’elle pensait connaître mais dont elle ne sait rien ? Perdue, Yukirin découvre que derrière son existence se cachent des secrets jusque-là bien gardés. Lorsque les asuras, ces créatures venant d’un autre monde, l’attaquent, elle doit fuir. Rejoindre Saï-Mina, le dernier bastion rebelle qui pourra assurer sa sécurité.

Aux confins d’Ethelë, une guerre se prépare. Les ewens ont perdu leurs ailes, leur liberté, et ils n’aspirent qu’à les retrouver. Et il se pourrait bien que seul le pouvoir qui sommeille en Yukirin et le retour de l’héritière disparue puissent les sauver. Mais le temps lui est compté. Même le guerrier aux troublants yeux verts qui a juré de la protéger ne pourra peut-être pas la sauver.

Traquée, la jeune fille devra puiser le courage nécessaire pour affronter son ennemi et ouvrir son cœur. Car la haine et l’amour sont des armes et une fois le destin en marche, il n’est plus possible de lui échapper…même pour la dernière héritière des Ayhna.

Avant que je ne sois encore formidablement en retard sur mes chroniques, laissez-moi vous parler d’un roman que j’avais peur de ne pas aimer, avant de réaliser que je m’inquiétais pour rien !

Les Ailes Oubliées nous embarque dans un univers de fantasy dans lequel la noirceur règne en maître. Yukirin, descendante d’une lignée puissante d’ewens, a grandi dans la totale ignorance de ce monde et de son héritage. Jusqu’au jour où la menace lui tombe dessus et la force à fuir, avec sa mère adoptive et sa meilleure amie. Deux soldats l’accompagnent, prêts à donner sa vie pour elle. Elle est leur princesse, et détient en elle bien plus qu’elle ne peut l’imaginer. Sa vie vaut-elle pour autant de si nombreux sacrifices ? Sur le chemin de son héritage, de son identité, Yukirin n’est pas au bout de ses surprises…

No comment, ce résumé frôle le pourri. J’en étais presque contente, mais en fait non. Bref ! Tout ça pour vous dire qu’il ne faut pas s’attarder là-dessus si cela ne vous inspire pas, parce que ce premier tome est une vraie réussite que j’ai beaucoup appréciée !

Comme je l’ai dit au tout début, je craignais sincèrement de ne pas aimer ma lecture. La raison en est très simple : Ophélie est une de mes lectrices et un de mes plus grands soutiens en tant que romancière, et quand elle s’est lancée, je l’ai soutenue aussi. Je suis très heureuse de voir qu’elle a réussi à sortir son histoire, et je suis encore plus contente de l’avoir lue, parce que franchement, ça valait la peine !

Si je ne suis pas une pointure en fantasy, j’en viens de plus en plus à me complaire dans ce genre. J’aime quand les univers sont travaillés, que les héros ne se prennent pas la tête, qu’il y a du rythme, et que ça me fait voyager. C’est effectivement ce qui s’est produit ici, et avec des ingrédients qui ont de quoi faire sourire.

Je vous explique. Mettez une jeune femme de seize ans dans une mélasse pas possible. Elle n’a aucun pouvoir, apprend qu’elle devrait en avoir, qu’elle descend d’une grande lignée, que son royaume est en danger et que les trucs qui la poursuivent veulent mais carrément la zigouiller. Ça fait déjà beaucoup. Ajoutez de grosses complications en chemin, un caractère presque volcanique qui peut se réveiller quand on la chauffe, des personnages aux répliques parfois tranchantes, l’héroïne qui a une propension à la maladresse et des sentiments confus (amoureux, hein), qui passionnent le lecteur. Tout ça dans un registre fantasy. Vous me suivez ? Parfait !

On adhère très vite au caractère de Yukirin, plutôt sage, mais qui sait s’emporter. Elle n’est pas une fillette faible qui se laisse malmener par les éléments, que nenni ! C’est une femme qui essaie de faire face, parfois en agissant stupidement, mais qui sait apprendre de ses erreurs. Elle a une personnalité noble, et elle va trébucher souvent sur son chemin (physiquement et psychologiquement). Pourquoi on l’aime ? Parce qu’elle est loin d’être parfaite, et qu’elle ne répond pas immédiatement au standard qu’on attend d’elle. Elle doit se construire, apprendre, et qu’elle est touchante. Elle reste une ado, mais c’est loin d’être une écervelée.

Les personnages qui l’entourent sont aussi sympathiques, même si tous ne vont pas soulever des réactions unanimes. Sa mère adoptive est sûrement celle avec qui j’ai eu le moins de feeling, même si je l’ai bien appréciée. Chacun a son caractère, plus ou moins fort, plus ou moins emporté, et je gage qu’Erwan va en conquérir plus d’une, malgré ses manières de buffle. Il sait être attendrissant ! Big up pour la meilleure amie qui n’a pas sa langue dans sa poche, et qui n’est pas qu’une potiche qu’il faut régulièrement sauver.

Chaque personnage, chaque détail possède son importance et sa place, dans cette intrigue. Il y a un rythme, qui est assez amusant, si l’on si attarde : chaque fois que le lecteur pense que la situation s’est un peu apaisée, bam, il se produit quelque chose qui le détrompe très vite. Yukirin a un don pour se fourrer dans des situations impossibles, pour le plus grand bonheur des lecteurs.

Même si on sent que le roman repose sur un imaginaire qui a été conçu il y a quelques années, le tout fait rêver, parce qu’on sent aussi qu’Ophélie Duchemin a pris le temps de tout développer pour rendre son histoire crédible. Il y a un aspect merveilleux dans cette histoire qui pourtant, parle de ténèbres grandissantes. La couverture est à l’image du roman, si vous voulez. En plus de ça, cette magie qui devient de plus en plus prégnante au fil des pages ne peut que nous interpeller, nous donner envie d’en savoir plus. Qu’en est-il réellement ? Que va-t-il advenir avec ça ?

La fin du bouquin est assez chouette, pour un premier bouquin. Ni trop osé, ni trop dosé. Ophélie Duchemin nous donne tout de suite le ton du deuxième tome : ça va bouger, et j’espère, sans concession ! Il y a du potentiel, une plume qui est très belle et mûre, déjà, pour une toute première publication. Si le début est un peu lent, comme si on avait du mal à démarrer la machine une fois qu’on y est, on y reste sans problème ! C’est fluide, et les descriptions sont riches (trop ? J’ai un doute, ça participe à la féérie du contexte). Ça deviendra, je l’espère, encore plus aisé dans la suite.

Niveau valeurs, j’aime tellement le message de Yukirin, qui se bat pour faire comprendre que toutes les vies se valent, pas une plus que d’autres. Sa douceur et son oubli, son don de soi, en font une héroïne très touchante. Pas toujours pour son bien, mais quand même. La détermination à faire jaillir la lumière est importante, parce que nous devrions œuvrer ainsi dans nos quotidiens. Bel exemple à suivre, sans compter que l’amour reste au cœur : l’amour de nos proches, qui nous donne la force d’avancer. Seuls, nous ne sommes rien. Sans amour, nous sommes vides.

En conclusion, le premier tome de La Lumière d’Ayvana a été un joli succès pour moi. Un premier roman en fantasy qui m’a fait rêver, avec une plume déjà bien mature et des idées qui ont été travaillées. Ça vous fera sourire, ça vous embarquera, avec Yukirin et ses compagnons qui ne sont pas au bout de leurs peines. Une héroïne imparfaite mais touchante, une intrigue qui se tient et une fin qui vous donne envie de plonger dans la suite. On a tous les bons ingrédients, non ? Alors filez découvrir cette nouvelle série qui promet beaucoup ! Ce sera un 17/20 pour moi, et merci beaucoup, Ophélie !