mardi 8 septembre 2015

Juste avant le bonheur (Agnès Ledig)

Julie, 20 ans, qui élève seule son fils Lulu est caissière dans un supermarché. Elle attire l'attention d'un client, quinquagénaire aisé à nouveau célibataire. Généreux et désintéressé, Paul invite Julie à passer quelques jours dans sa belle villa de bord de mer en Bretagne. Ils y retrouvent Jérôme, le fils de Paul, qui se remet mal du suicide de sa jeune femme. Gaieté et optimisme reviennent grâce à l'attachante présence du petit Lulu. Mais au retour, un nouveau drame survient. Une chaîne de soutien, d'affection et de tendresse se forme autour de Julie. Avec elle, à travers elle, des êtres désemparés tentent de réapprendre à vivre et de saisir une deuxième chance.
La force des épreuves surmontées, l'espoir d'un nouvel amour, ainsi qu'une bonne dose d'intelligence et d'humour peuvent réussir ce miracle. Un conte de fées moderne. L'émotion partagée avec des personnages profondément attachants et les dialogues d'une rare vivacité donnent un livre bourré de grâce, d’optimisme et d’énergie, qui réconcilie avec la vie !

Attention ! Je dis bien attention, mesdames, mesdemoiselles, messieurs ! Ne passez pas à côté de ce livre !

Nous avons droit ici à l’histoire de Julie, qui, à 20 ans, élève seule son fils Lulu comme elle le peut. Autant vous dire que les revenus d’une caissière ne sont pas tellement… faciles pour deux. Elle survit, pour lui, pour ses sourires, jusqu’au jour où Paul, veuf depuis quelques temps, va être touché par la détresse qu’elle tâche de dissimuler. Il va l’inviter au restaurant, sans rien attendre d’elle… puis l’inviter en vacances en Bretagne avec Lulu, en compagnie de son propre fils Jérôme, médecin de campagne. C’est ainsi que va se tisser une étrange histoire dont ils ne connaissent aucunement les tenants et les aboutissants, encore moins lorsque le retour à la vie normale se teindra d’un évènement tragique totalement insoupçonné…

Pour reprendre mes grandes envolées de début de chronique : prêtez attention à ce livre ! Non pas que je me considère comme une parfaite référence, mais ceux qui ont l’habitude de me suivre un tantinet savent que… je ne pleure pas en lisant. C’est ainsi. Rares sont les bouquins qui y sont parvenus.
Vous pouvez cependant ajouter Juste avant le bonheur à la liste. Oui ! J’ai pleuré en lisant ce bouquin ! Deux fois !

Il faut le faire. Il faut le faire, parce que même si ce n’est pas un coup de cœur, j’ai ri, j’ai pleuré, j’ai savouré la plume, je me suis laissé glisser dans cette histoire toute simple, sans fioriture mais tellement douce et touchante.

J’avais déjà lu une nouvelle d’Agnès Ledig dans le recueil des Restos du Cœur que nous avons eu l’année dernière : 13 à table ! J’avais trouvé son histoire très mignonne. Alors ici, c’est mignon aussi, mais c’est aussi franc, direct, douloureux, touchant… c’est une profonde histoire de vie qui ne peut laisser personne indifférent, je crois. Ou peut-être que si, puisque j’ai trouvé le bouquin dans une brocante donc quelqu’un s’en était forcément séparé (merci à cette personne !).

Le récit ne se centre pas uniquement sur Julie et Lulu, mais il switche entre Julie, Paul et Jérôme. Ce sont eux les trois personnages principaux, mais c’est comme s’ils gravitaient tous autour de la jeune femme, qui n’a décidément pas une vie facile. Et pourtant, si vous saviez  comme les dialogues et les réflexions peuvent vous déclencher de ces sourires ! Tout en jouant sur des sujets remarquablement difficiles.
Vous vous imaginez donc que la plume de cette auteure m’aura totalement transportée. Elle est douce, sans cacher la vérité ou les aspects rudes, elle ne fait pas de détour et pourtant, il y a quelque chose en plus. Ça fait mal, et pourtant, ça fait moins mal que dans d’autres romans. Ce n’est nullement atténué. C’est vu avec les yeux du cœur.

On sent dans ce roman qu’il y a une part de vécu. Une énorme part d’humanité, en chacun des personnages que l’on croise. Chacun a des blessures et il faut apprendre à vivre avec, il faut se battre pour la vie, mais accepter aussi qu’on puisse souffrir. Croyez-moi qu’en relisant ce bouquin, je suis sûre de trouver encore plein de choses à vous dire comme morale, comme valeurs… on peut y puiser tellement.

Je ne sais pas quoi vous dire d’autre, sinon que le rythme… c’est comme une chanson de berceuse. Vous restez pendu au fil de l’air, des paroles, sans chercher à ce que cela s’arrête, profitant de l’instant présent et des émotions qui peuvent vous traverser. Elles sont multiples, réellement. Effroi, douleur, colère, résignation, joie, tendresse, surprise… là non plus, vous n’en avez pas fini.

En conclusion, Juste avant le bonheur n’est pas un coup de cœur pour moi, c’est cependant une lecture que je ne peux que recommander pour sa douceur mais aussi pour tout ce qu’il peut nous faire vivre. C’est peut-être un drame, quelque part, c’est toutefois tellement plus que ça. J’ai ri, j’ai pleuré (notez-le vraiment bien, parce que j’ai pas fait semblant), j’ai passé un excellent moment et je m’en souviendrai encore longtemps. La plume d’Agnès Ledig est superbe, les dialogues sont vivants, le reste de la narration aussi. N’ayez pas peur de plonger dans ce bouquin, vous ne le regretterez pas !
Ce sera un 19/20 pour moi !

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