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dimanche 23 août 2015

Starcrossed (Josephine Angelini)

Tome 1 : Amours contrariés

Hélène Hamilton mène une vie tranquille avec son père sur la petite île de Nantucket, près de Boston… jusqu’au jour où la famille Delos s’y installe. Et l’existence d’Hélène bascule. De violents cauchemars la hantent chaque nuit, elle se voit errant dans le désert et à son réveil, ses draps sont couverts de sable et de poussière. Au lycée, elle est victime de terrifiantes hallucinations et croit voir trois femmes pleurant des larmes de sang…
Attirée par le beau Lucas Delos, Hélène comprend que leurs deux familles sont marquées depuis la nuit des temps par une terrible légende. Hélène et Lucas ne sont autres que les réincarnations d’Hélène et de Pâris, les héros maudits de la Guerre de Troie. Refusant de rejouer la tragédie de leurs ancêtres, les deux amoureux tentent de se fuir, mais la force de leur amour est trop puissante…

Il est rare que je fasse des chroniques de relectures qui ne soient pas déjà présentes sur le blog, mais ça ne fera pas de mal !

Le tome 1 de Starcrossed nous plonge dans un univers de mythologie grecque qui se revit sous forme de cycles. Hélène mène une vie tranquille ou presque sur l’île de Nantucket jusqu’au jour où la famille Delos débarque. Elle qui n’a jamais réussi à être totalement comme les autres comprend désormais pourquoi, puisqu’ils sont comme elle. Mais elle apprendra aussi qu’elle est liée à cette famille d’une façon tragique et qu’elle est en danger de mort. Elle va devoir faire face à sa nature, ses dons, ces êtres qu’elle découvre et surtout, surtout… ses sentiments impétueux pour Lucas, qui pourraient tous les emporter en enfer.

Mon résumé est pourri, comme d’habitude, n’y prêtez pas trop d’attention, je vous en prie. Sauf que cette histoire est en fait assez compliquée, qu’on spoile assez vite le contenu et que c’est super dommage parce que ce roman est juste trop génial ! Ça doit bien faire trois ans que j’ai mis le nez dans ce bouquin et que de fait, j’attends la suite. Comme elle ne se décidait pas à sortir, j’avais mis le bouquin en vente et j’ai décidé de le relire histoire de voir si ça vaudrait le coup de prendre la VO… un peu, mon neveu !

Je me souviens avoir totalement adhéré durant ma première lecture. La deuxième a été presque pareille, la tension étant moins forte puisque je gardais quelques souvenirs et que j’ai grandi (youpi). Sauf que j’ai pu aborder la complexité de la mythologie abordée et mélangée avec le présent d’une autre façon et que j’en suis toujours admirative ! Cet univers est juste excellent et j’ai tellement envie de découvrir comment ça évolue par la suite !

Oui, j’aurais envie de tout vous déballer, d’aller dans les détails mais je m’abstiens sinon vous aurez droit à un pâté au lieu d’une (jolie) chronique. Dites-vous simplement que Josephine Angelini a construit son intrigue et son univers fantastique avec brio et qu’on en redemande. Rejouer les tragédies sur plusieurs générations… c’est cruel et addictif pour nous !

Enfin, vous pensez bien que nos personnages ne sont pas tout à fait d’accord avec le fait de répéter les erreurs de leurs ancêtres. Je trouve que chacun porte l’histoire d’une façon propre, qu’il s’agisse des Delos ou d’Hélène, Jerry, Claire, Cathy… chacun paraît entier, humain (ou presque) et accorde de la profondeur au roman. J’ai vraiment apprécié Hélène dans laquelle je me retrouve et je pense ne pas être la seule à vivre ceci ! Lucas est aussi juste craquant et on ne peut pas lui résister. Hector est une grosse brute pour qui on se prend finalement d’affection, bref… chacun provoque une petite marée de ressentis chez nous !

J’ai aimé que l’histoire prenne son temps tout en ayant des poussées d’adrénaline parce que les choses se précipitent sans que cela soit escompté de la part des héros. On trouve donc un savant rythme dans ce bouquin et j’espère bien que la suite sera identique ! La preuve que ça marche : vous ne lâchez plus le livre et j’ai englouti le bouquin en une journée, comme la première fois. C’est addictif et on va de mystères en découvertes et en complications. Du bon !

La plume ? Franchement elle est sympathique et je trouve que le gros plus, à y réfléchir, vient du fait que cela soit à la troisième personne et non pas à la première. Pourtant, on se sent très proche de l’héroïne, même si elle n’est pas parfaite, tout en étant plus proches aussi des autres personnages. Il y a un regard plus omniscient, ainsi, même si l’auteure nous ménage. Je trouve que c’est fluide, bien mené, avec justesse… encore une fois, good point !

De nombreux points sont évoqués dans le bouquin : l’amour (impossible ou non), le meurtre et donc la valeur d’une vie, l’importance de l’identité et de faire ses propres choix, d’influer sur sa propre vie et d’en avoir le contrôle… on peut retrouver plein plein de choses qui nous font réfléchir tout en nous faisant rêver au milieu de cette mythologie que nous n’avons pas fini d’explorer, décidément !

En conclusion, c’est un deuxième succès pour ce roman ! Il faut que je me procure la suite parce que j’ai trop envie de savoir comment Hélène et Lucas vont évoluer, comme la famille Delos va continuer à vivre, je veux savoir comment le nœud va se défaire, si la tragédie va vraiment se rejouer, bref ! Même si le livre se termine sur une note calme et presque apaisante, j’avoue être sous tension en pensant à ce qui nous attend dans les tomes 2 et 3 ! Cette relecture m’aura conquise et je conseille sincèrement ce bouquin à tous ceux qui aiment rêver ou qui voudraient aussi voir la mythologie grecque d’une façon plus… moderne, peut-être.
Ce sera un 18/20 pour moi et vivement le 2 ! (en VO)


Book 2 : Dreamless



Can true love be forgotten?

As the only scion who can descend into the Underworld, Helen Hamilton has been given a nearly impossible task. By night she wanders through Hades, trying to stop the endless cycle of revenge that has cursed her family. By day she struggles to overcome the fatigue that is rapidly eroding her sanity. Without Lucas by her side, Helen is not sure she has the strength to go on.

Just as Helen is pushed to her breaking point, a mysterious new Scion comes to her rescue. Funny and brave, Orion shields her from the dangers of the Underworld. But time is running out—a ruthless foe plots against them, and the Furies' cry for blood is growing louder.

As the ancient Greek world collides with the mortal one, Helen's sheltered life on Nantucket descends into chaos. But the hardest task of all will be forgetting Lucas Delos.

Avant de commencer tout ça, imaginez que ça fait genre 3 ans que j’attends cette suite et que si j’ai fini par craquer pour ce tome 2 en VO, c’est que vraiment le tome 1 m’avait marquée. La relecture de 2015 m’avait confortée dans le fait que je voulais savoir ce qui allait se passer et je vous rassure, je ne regrette pas d’avoir persévéré !

Dans ce deuxième tome, nous retrouvons Helen qui doit descendre dans les Enfers pour libérer les Scions des Furies, sans quoi la paix n’existera jamais. C’est sa mission, alors qu’elle essaie de se libérer de l’amour qu’elle éprouve pour Lucas, un amour qui l’empoisonne, qui empêche qu’elle rêve, mais duquel elle ne peut se détacher. Et une nuit, alors qu’elle erre dans les Enfers sans savoir quoi faire, Orion va surgir… mais qui est-il ? Pourra-t-il l’aider dans sa mission ? Le monde s’apprête à changer entre ses mains… mais elle n’en sait encore rien.

Pour tout vous dire, il est difficile de faire un résumé de ce livre. Je ne vous dirai pas que je n’ai pas tout compris, j’ai saisi l’essentiel. Disons simplement que j’ai du mal à tout remettre en place pour écrire ma chronique. Ce tome 2 est assez condensé, et comme je l’ai lu en anglais, ça n’a pas aidé.

J’ai retrouvé avec plaisir Helen, qui est un personnage que j’aime beaucoup : elle est très soucieuse des autres, elle a vraiment une conscience intéressante, et elle possède une force en elle qui a de quoi pousser à l’admiration. Et évidemment, j’avais craqué sur le couple qu’ils formaient avec Lucas, du coup j’ai été contente de retrouver Lucas, même si la situation n’a rien d’aisé pour eux.
D’ailleurs, avec cette complication totale, je me suis crue à certains moments dans Twilight, et c’était perturbant. Entre Lucas qui décide de s’éloigner (ou d’essayer, du moins), et Helen qui subit beaucoup de choses, j’étais là… OK.

Et je ne vous raconte pas ce que j’ai pu penser quand Orion a débarqué ! Un triangle amoureux ? Non ! Pas encore ! Noooon ! Je veux Lucas, point final ! Parce que nous on sait des trucs que les personnages ne savent pas, du coup, on favorise notre chouchou. Et je reste pour Lucas, même si Orion est très intéressant. Pour moi, c’était pinuts, le nouveau.

En dehors de l’histoire d’amour qui est à peine centrale et qui m’a un peu agacée sur les bords, j’ai retrouvé d’autres personnages liés à la mythologie ou pas, et encore une fois, j’ai apprécié ce que Josephine Angelini avait construit comme univers. Les règles et le fonctionnement de son intrigue me fascinent pas mal et je suis toujours heureuse de remettre le nez dedans. Je trouve ça original et bien pensé, donc c’est un grand plus ! Le concept de « Sans rêve » et les embêtements que ça génère m’ont vraiment fascinée, pareil pour les Furies qu’il faut éliminer. Ça apporte une dose de modernité non négligeable !

En dehors de ceci, j’ai aussi apprécié que le côté réalisme soit accentué : la vie de Scion d’Helen a un impact sur ce qu’elle vit tous les jours avec son père, sur ses amis, et l’ajout de ces dimensions est pour moi aussi un plus : on oublie souvent que les persos aux capacités surhumaines restent quand même des mortels. L’amitié est bien traitée, même si au passage, Claire m’a quand même pas mal gonflée selon les moments.

Je pourrais parler de la plume, aussi, relativement accessible et pourtant assez complexe dans les explications qui sont fournies : avoir lu le tome 1 en français n’aura pas été inutile, pour être honnête. Sinon, le rythme est bon et il y a du style !

En conclusion, puisque je crois avoir assez dit, cette suite m’a paru bien sympa, après ces trois ans d’attente. J’aurais aimé ne pas voir de triangle amoureux, puisque j’ai mon chouchou et que l’intrusion d’un nouvel élément m’apparaissait de trop. Ceci dit, ce qui est apporté dans le tome 2 promet des choses fort intéressantes dans le dernier opus et je suis assez curieuse de voir ce que ça va donner ! L’intrigue et l’univers magique/mythologie continuent de me fasciner et j’en ressors contente. Vous sentirez sûrement ici que je garde un profond attachement pour cette histoire malgré tout !
Ce sera donc un 15/20 pour moi, une bonne suite, même si j’attendais un peu autre chose. La fin, maintenant, la fin !

jeudi 9 juillet 2015

Angelfall (Susan Ee)

Tome 1 : Penryn et la fin du monde

Le monde court à sa perte. Depuis six semaines, les anges attaquent les humains et ont entrepris de détruire la civilisation. Alors que Penryn tente de prendre soin de sa petite sœur, Paige, handicapée, et de sa mère, paranoïaque et schizophrène, elle assiste à une scène terrible : un ange, Raffe, se fait couper les ailes devant elle par d’autres de son espèce. Penryn se fait repérer et les anges kidnappent sa petite sœur. L’ange blessé est laissé pour mort. Penryn décide de lui venir en aide, car il est le seul à pouvoir révéler l’endroit où ils ont emmené Paige. Même s’ils sont ennemis, ils entreprennent ensemble leur voyage qui les mène jusqu’à San Francisco, où les anges ont établi leur nid. Raffe espère pouvoir se faire greffer des ailes et Penryn entrevoit enfin la possibilité de sauver sa sœur. Mais c’était sans compter sur la résistance humaine qui se met en place, la nature maléfique de certains anges et l’évolution de la relation entre Raffe et Penryn...

Hem. Je sens que je vais m’amuser, avec cette chronique. Pourquoi ? Parce que je n’ai pas tellement aimé et que les anges et moi… ça peut convenir. Sauf que là, ça a manqué de me faire rire. Vraiment.

Angelfall 1 nous plonge dans un monde, notre monde, dévasté par les anges. On ne sait pas tellement comment c’est arrivé, on sait juste qu’ils sont arrivés et pif paf pouf, vlan, voilà que c’est limite l’Apocalypse. Ceci dit, les humains n’ont pas dit leur dernier mot et continuent de se battre et surtout de survivre. C’est le cas de Penryn, qui veille sur sa cœur handicapée physique et sur sa mère, qui elle est… schizophrène. Pour ne pas dire folle, tout court. Enfin, jusqu’au jour où les trois vont tomber sur un affrontement entre un ange et 5 autres et que Paige, la sœur de Penryn, va être enlevée. L’ange blessé (Raffe) devient la seule piste que Penryn possède… ils n’auront plus qu’à faire équipe : lui pour récupérer ses ailes que les cinq autres lui ont sectionnées, elle pour récupérer sa sœur.

Autant vous dire que là, quand j’ai plongé dans l’univers, me disant que c’était la fin du monde ou presque, je me suis dit que j’allais avoir du mal. Je n’ai malheureusement pas été détrompée. En même temps, ce livre, je ne voulais pas tellement le lire, à la base. Mais comme il rentre dans les ouvrages que je peux inclure dans mon mémoire… j’ai tenté.

Alors je dois admettre que le roman a des qualités. Quand même. L’auteure a réussi à construire quelque chose de stable et de réfléchi concernant les anges et concernant leur arrivée sur Terre. Bien que pour moi, ça manque cruellement d’explications, pour un tome 1. Je me doute que la suite fournira les informations, mais je ne sais pas si je la lirai, cette suite.

Pourquoi ? Ah. Laissez-moi encore deux minutes avant d’aborder le sujet qui… qui me fait encore rire. Les personnages sont globalement bien construits. Je ne peux pas vous dire que je les apprécie, mais ils possèdent de la consistance et un certain réalisme. La psychologie de Penryn est bien développée et je me suis presque attachée à elle, qui possède une fidélité sans faille. Quant aux autres, notamment Raffe… allez, je me lance.

Je n’ai pas du tout adhéré à cette vision des anges. Pardon de dire ça, mais j’en rigole toute seule. Je suis bien trop accrochée à une vision des anges biblique. Donc j’ai du mal, même en fiction, à me dire que des archanges pourraient… être tués par des balles. Ils sont immortels. Et asexués et… ahaha, pardon, je ne vais pas continuer un plaidoyer pareil. Ça m’a fait rire et parfois même, ça m’a consternée. Pour être honnête, cette vision des anges mortels me parait tout simplement impossible. Surtout avec des anges connus ! En revanche, la petite guerre entre les anges déchus et les autres anges (pas déchus, donc) transformée en une espèce de guerre politique qui dérive est très intéressante.

Mais franchement… à partir du moment où j’ai découvert qui était Raffe, réellement… là aussi, j’aurais pu rire. Je m’étais attachée à lui, mais là… ça ne rentre plus dans le cadre. Je bute sur mes propres conceptions. L’histoire d’amour devient niurk nope never. Ça arrive, et je sais bien qu’ici, c’est moi qui suis en faute et non pas le travail de l’auteure, qui n’est nullement feint. Voilà la raison pour laquelle je pense que je m’abstiendrai de la suite… parce que cette histoire me fait rire et que j’ai du mal à la prendre au sérieux à différents points.

Hormis ceci, je ne peux pas vous dire que j’ai trouvé la plume transcendante. Je ne sais même pas quoi vraiment vous en dire… hormis qu’il y a un certain rythme et une certaine tension qui est maintenue au fil des pages. Ça se lit même de manière fluide et rapide, puisque je l’ai lu en environ 4 heures, il me semble.
Par contre… je suis désolée, mais il y a aussi des passages purée de purée de berk. C’est dégoulasse ! Rien que certaines images qui me reviennent en tête me font grimacer. Ça, c’est un cauchemar devenu réalité dans ce bouquin. Beuah.

En conclusion (je ne vais pas m’éterniser), ce roman ne fera pas partie de mes découvertes de l’année. Je n’ai pas réussi à le prendre au sérieux, même si j’ai presque envie de lire la suite. Mes propres conceptions me font buter et il me devient difficile de continuer, même s’il est indéniable que cet imaginaire est assez recherché et pourrait en intriguer plus d’un. C’est même bien pensé, en fait, quand on regarde. Sauf que chez moi, encore une fois, ça me fait juste rire. Angelfall 1 reste un roman rapide et fluide à lire, avec une certaine tension et même une sorte d’apocalypse qui pourrait virer à quelque chose de franchement effrayant…
Ce sera donc un 13/20 pour moi et… nous verrons bien pour la suite, mais je parierais plutôt pour un non, là, tout de suite… même si certaines choses m’intriguent et que quand je commence une saga, j’aime bien la terminer ! Donc à voir !