mardi 14 mars 2017

Les Salauds Gentilshommes (Scott Lynch)

Tome 1 : Les Mensonges de Locke Lamora

On l'appelle la Ronce de Camorr. Un bretteur invincible, un maître voleur. La moitié de la ville le prend pour le héros des miséreux. L'autre moitié pense qu'il n'est qu'un mythe. Les deux moitiés n'ont pas tort. En effet, de corpulence modeste et sachant à peine manier l'épée, Locke Lamora est, à son grand dam, la fameuse Ronce. Les rumeurs sur ses exploits sont en fait des escroqueries de la pire espèce, et lorsque Locke vole aux riches, les pauvres n'en voient pas le moindre sou. Il garde tous ses gains pour lui et sa bande : les Salauds Gentilshommes. Mais voilà qu'une mystérieuse menace plane sur l'ancienne cité de Camorr. Une guerre clandestine risque de ravager les bas-fonds. Pris dans un jeu meurtrier, Locke et ses amis verront leur ruse et leur loyauté mises à rude épreuve. Rester en vie serait déjà une victoire...

J’avoue que cela faisait un bon moment que je souhaitais essayer cette série, qui m’apparaissait pleine de cet esprit que j’aime tant dans les romans de cape et d’épée. Ce n’est pas tout à fait ce que j’ai trouvé, mais la surprise reste bonne !

Locke Lamora fait partie depuis ses huit ans des « Salauds Gentilshommes », une fine équipe formée pour voler, mais voler avec art. Dans un monde corrompu et aux mœurs difficiles voire violentes, Locke et ses amis jonglent avec les règles pour détrousser les riches, sans pour autant remettre leur butin aux pauvres. Mais voilà qu’un nouveau venu dans la cité va totalement remettre en cause le jeu qu’ils connaissaient si bien, et nos amis vont devoir redoubler d’ingéniosité pour passer au travers des mailles d’un filet bien acéré…

Il est à la vérité bien difficile de vous faire un réel résumé de tout ce qui passe dans ce premier tome. J’ai plusieurs fois eu l’impression de me trouver dans une histoire qui s’apparentait à une poupée russe : à chaque fois que quelque chose se passait, c’était pour laisser éclore autre chose. Ça vous donne une intrigue assez folle, avec des dangers partout et insoupçonnés, et mettant largement à l’épreuve des héros qui possèdent heureusement une bonne dose de ressource !

Nous faisons la rencontre de Locke Lamora, dont l’ego est légèrement surdimensionné, bien qu’il ait connaissance de ses faiblesses. C’est un homme qui possède un esprit retors et carrément ingénieux, bien qu’un peu dingue, il est vrai. En même temps, toute la ligue qui compose les Salauds Gentilshommes se présente comme dingue, à commencer par Galdo et Calo, les jumeaux aux multiples talents et à la langue bien pendue. Moucheron, lui aussi, n’est pas en reste, et possède quelques atouts dans sa manche pour apporter quelque chose au groupe. Sans compter Jean, qui représente la force brute du groupe, bien qu’il possède aussi un cerveau, ce dont la plupart des mastodontes ne peuvent se targuer dans la plupart des histoires que j’ai pu lire.

Voici donc le noyau de base de notre histoire, qui se voit encore complétée par de nombreux personnages qu’il est assez facile de reconnaître dans l’histoire. À aucun moment, je ne me suis sentie perdue dans le bouquin, et ça, c’est un gros plus, parce que c’est souvent la tendance dans les romans de fantasy. Ça n’a pas du tout été le cas avec cet univers, qui se présente comme véritablement atypique.

En parlant de ça, le tout est très bien construit. Scott Lynch s’accorde souvent des interludes ou des pauses descriptives afin de plonger son lecteur dans l’univers si riche et complexe qu’il a glissé sous sa plume. Camorr est définitivement un monde dangereux mais fascinant de bien des façons par les mœurs qui la gouvernent, toutefois aussi par les éléments typiquement fantastiques qu’on y trouve. Parfois même, puisque j’avais peu de temps pour lire en journée, je me demandais quand nous allions retourner à l’action, parce que les explications devenaient un tantinet trop longues.

Si l’univers est très bien construit, il est le théâtre d’une intrigue qui ne l’est pas moins. J’ai parlé de poupées russes, et j’avoue que plusieurs fois on se demande comment le tout va se terminer et dans l’instant, comment Locke va se sortir de ce faux-pas dans lequel il est entraîné. Ce qui est appréciable, c’est que l’intrigue prend en compte non seulement les héros, mais aussi des aspects plus politiques et économiques ou religieux et que Scott Lynch réussit à faire jouer ses personnages sur tous les tableaux. Le tout devient recherché, posé et assez haletant, parce que les scènes de confrontation et d’action sont prenantes.

Malgré tout ceci, j’avoue que la violence m’aura rebutée. C’est un monde très sombre malgré les faces de lumière que nous pouvons rencontrer et malgré les réguliers éclats de rire que nous pouvons avoir dans les dialogues. C’est sanguinaire, et la place de la vengeance létale est relativement importante. Plusieurs fois, j’ai préféré sauter des lignes afin de ne pas accéder à trop de détails dans les moments critiques. Je dirais que cela fait partie de l’univers aussi, mais je n’aurais pas dit non à moins d’éléments !

Concernant la plume de Scott Lynch, je dois admettre que j’ai bien apprécié, parce qu’il n’est pas tout à fait un narrateur extérieur à l’histoire. Il prend parfois partie pour ses héros, et cela ne passe pas inaperçu. Le récit est loin d’être lisse, et de fait, cela entraîne le lecteur dans une valse d’autant plus prenante avec les personnages. J’aime beaucoup, parce que cela n’est pas dénué d’humour et de petites piques.

Au niveau des valeurs, comme je viens de le dire, la vengeance sanguinaire est bien présente. Locke et ses amis sont des voleurs, et ils orientent leur vie autour de cet art. Pourtant, on observe quelques éclats plus nobles et lumineux : la puissance de l’amitié dans le groupe des Salauds Gentilshommes, par exemple. Je pense que c’est un bouquin assez sombre qui laisse passer quelques rayons de lumière et nous invite à prendre conscience qu’en chacun de nous se situe les choix de nos vies. Parce que ce premier tome nous invite à réaliser que parfois, nos situations sont le fruit aussi d’injustices ou de choix réalisés bien plus en avant, parfois des siècles avant nous, et que nous ne remettons jamais cela en cause. Par contre, cela nous apprend que nous devons nous construire par rapport à cela, et que les chemins sont bien différents. Il y a matière à réflexion, c’est sûr !

En fin de compte, Les Mensonges de Locke Lamora aura été une lecture intéressante. Plus violente et sombre que ce à quoi je m’étais attendue, il reste un premier tome fascinant, avec des personnages qui ont tout de charismatique. L’intrigue se noue et se dénoue de façon surprenante, laissant le lecteur en haleine régulièrement, au milieu de précisions vraiment riches sur l’ensemble de l’univers que Scott Lynch a imaginé. La plume est entraînante, elle sort des sentiers battus et inclut des prises de partie pour les personnages parfois assez sarcastiques, et c’est amusant. On rit, on reste cramponné au livre, on réfléchit, on se laisse surprendre… Les Salauds Gentilshommes 1 aura de quoi accrocher encore plusieurs lecteurs ! J’espère que la suite sera intéressante aussi, puisque j’ai les tomes 2 et 3 dans ma PAL !
Ce sera donc un 16/20 pour moi !


Tome 2 : Des Horizons Rouge Sang



Locke Lamora, l'ancienne Ronce de Camorr, et son comparse Jean Tannen ont fui leur cité natale. Ils ont embarqué à bord d'un navire et gagné la cité-État de Tal Verrar, où ils prévoient bientôt de réaliser leur forfait le plus spectaculaire : s'attaquer à L'Aiguille du péché, une maison de jeu réservée à l'élite et voler son incommensurable trésor. Il n'existe qu'une façon de s'approprier l'argent de cet établissement : le gagner aux divers jeux qu'il propose à ses clients. Un domaine que Locke et Jean croient connaître sur le bout des doigts. Mais, une fois encore, les deux compères se retrouvent embringués dans des aventures imprévues... et devront se frotter à la flotte pirate de la redoutable capitaine Zamira Drakasha. Une véritable sinécure pour des voleurs qui ne distinguent pas bâbord de tribord ! Et pendant ce temps, les Mages Esclaves fomentent leur revanche contre celui qui les a humiliés et croit avoir échappé à leur châtiment : un certain Locke Lamora.

Et si je continuais à essayer de rattraper mon retard de chroniques ? Je crois que cela devient relativement urgent, là…

Dans ce deuxième tome, nous retrouvons Locke et Jean qui sont sur une nouvelle affaire, à Tal Verrar. Cette fois-ci, c’est dans une maison de jeu à plusieurs étages qu’ils fomentent leur prochain coup. Plus de deux années de travail auront été nécessaires… et ils touchent presque au but. Sauf qu’un nouvel acteur va entrer en jeu et changer complètement la donne, forçant les deux compères à embarquer sur un bateau, jouer la comédie et… survivre, ce qui est loin d’être joué… nos deux Salauds Gentilshommes parviendront-ils à se muer en pirates ?

J’avoue que j’ai eu du mal à entrer dans ce second tome. Je n’avais pas particulièrement envie de le lire, ayant apprécié le tome 1, sans avoir de petite étincelle qui fait que. Pourtant, le livre était dans ma PAL, et il fallait bien que je l’en sorte ! J’ai donc décidé de prendre le taureau par les cornes et de lui laisser sa chance. Je n’ai pas eu tort !

Si le début du roman est plutôt intéressant, il est aussi lent : tout doit se remettre en place, et les trous doivent être comblés depuis la fin du tome précédent. Locke et Jean ont changé, et ils ont construit leur nouvelle arnaque en prenant leur temps. Il faut donc que l’auteur prenne son temps pour nous narrer l’ensemble, et j’avoue avoir trouvé le tout pesant, même si très bien pensé et organisé.

Le pire a été quand on a commencé à parler de marine. Je n’ai pas de grande affinité avec ce genre d’univers, donc c’est devenu encore plus indigeste. Mais je n’en étais pas au point de vouloir abandonner, et je restais curieuse. Donc j’ai continué, et vers la moitié du roman, les complications sont devenues telles que là, j’ai recommencé à m’intéresser au bouquin. Je suis une vraie fan des complications majeures, et comme il est difficile d’anticiper quelque chose avec Scott Lynch, j’ai savouré la suite, c’est vrai !

Je ne dis pas que j’ai été plus appréciatrice du contexte marin et pirate, non, mais que l’intrigue, resserrée, a laissé apparaître plusieurs évènements auxquels je ne m’attendais pas et qui me posaient des questions : comment allaient-ils s’en sortir ? Plus l’étau se resserrait, plus j’étais rivée au roman, et ne parlons pas des dernières pages qui laissent planer un suspense et une action assez haletante.

Concernant les personnages, j’ai apprécié Locke et Jean. Aucun n’est parfait, et même si parfois, on peut avoir envie d’en baffer un ou les deux, je les ai trouvés aussi plus humains ici. Les sentiments qu’ils s’autorisent à vivre et à exprimer en font à la fois des salauds et des gentilshommes, mais à différentes échelles. Autant parfois, ils sont vicieux, autant, et plus souvent, ils révèlent une noblesse de cœur que j’ai appréciée. Jean est plus présent que dans le tome 1, et j’ai aimé le découvrir un peu plus, tout comme j’ai souri à leurs piques fréquentes et sans retenue.

Les nouveaux personnages qui intègrent cette intrigue sont complexes et fascinants. Qu’il s’agisse du méchant qui sait être une saleté de manipulateur, ou de Zamira qui est vraiment intelligente et pleine de ressource, tout en étant tout à fait brute de décoffrage, chacun apporte une nuance au tableau sur laquelle il vaut la peine de se pencher. Ça donne un ensemble très vivant et accrocheur.

Niveau univers, là encore Scott Lynch s’est lâché : on sent qu’il s’y plait et qu’il prend plaisir à développer chaque détail. Parfois, c’est un peu lourd, mais c’est aussi assez fantastique : il a vraiment créé différentes sociétés avec des mœurs bien particulières, c’est aussi assez fascinant. Sans parler de l’imaginaire qui est mis en place !

Je peux aussi vous parler de la plume toujours aussi incisive et partie prenante de Scott Lynch, qui offre à la fois beaucoup de détails, et des précisions tout à fait subjectives sur l’histoire. Ça change, et parfois, ça réveille le lecteur qui s’endort au milieu d’un passage un petit peu longuet !

À propos des valeurs, l’amitié et l’amour prennent ici une ampleur encore différente du tome 1. Locke et Jean sont là l’un comme pour l’autre, et on pourra comprendre qu’un tel lien peut à la fois être vécu comme une bénédiction et une malédiction. Mais ils sont là, et ils veulent accomplir leur mission, qui ne manque pas de noblesse sous un certain regard, bien que cela reste encore à discuter. Si tout part d’égoïsme au départ, nos héros font la part belle aux valeurs qui nous sont chères, je peux vous le dire !

En conclusion, Des Horizons Rouge Sang a été une bonne suite pour moi. Malgré un début lent et pesant, ainsi qu’un univers de la marine auquel je n’adhère pas réellement, Scott Lynch a su finalement m’embarquer dans son intrigue retorse et pleine de rebondissements. J’ai aimé voyager aux côtés de Locke et Jean, bien qu’ils vivent des trucs difficiles, parfois. C’était riche, souvent même un peu trop, mais c’était pensé… un truc de dingue ! Alors je vous conseille cette saga qui sort de l’ordinaire, et je mets un 16/20 à ce tome 2 !
 


Tome 3 : La République des Voleurs



Après le plus grand casse de leur carrière, Locke et son inséparable complice, Jean, ont réussi à s’échapper. Mais Locke ne s’en est pas tiré indemne : empoisonné, il est mourant. Aucun alchimiste n’est en mesure de l’aider. Alors que le moment fatidique approche, une mystérieuse Mage Esclave lui propose un marché qui le sauvera ou mettra un terme à ses souffrances. Locke hésite, jusqu’à ce que la mage mentionne le nom d’une femme qu’il a connue par le passé. L’amour de sa vie. Sa rivale en matière d’habileté et d’intelligence. Et, s’il accepte cette mission, son plus dangereux adversaire.
À l’approche des élections de la cité des mages, les différentes factions recrutent leurs stratèges. Locke doit faire un choix : affronter ou séduire celle qu’il n’a jamais pu oublier. Leurs vies dépendent peut-être de sa décision…

Fichtre, diantre et meuh, les heures et les jours passent, et me voici presque de nouveau en retard sur mes chroniques. Je paresse et je paresse !

La République des Voleurs nous permet de retrouver Locke et Jean dans une situation critique : Locke est à l’article de la mort, semblant s’y résigner, tandis que son compagnon le plus fidèle, lui, ne veut pas l’accepter. Alors que toute guérison semble pourtant à écarte, une certaine Patience va faire son apparition et proposer de guérir Locke en échange d’une nouvelle affaire… les deux compères vont se retrouver en politique, face à un vieil adversaire qui pourrait bien les mettre en défaut, cette fois-ci…

Rien que le titre du roman m’intriguait, depuis son achat, pour tout dire. Quand j’ai eu jeté un œil sur le résumé, après avoir lu le tome 2, je dois avouer que ma curiosité a encore grimpé d’un cran. Nous allions enfin rencontrer ce personnage dont on nous parle depuis le tome 1 !

Force m’est aussi d’avouer ici que ce tome 3 a été mon favori de toute la série. Non seulement on traite d’histoire de cœurs, mais on plonge dans le passé des Salauds Gentilshommes, une période que je suis toujours fascinée de découvrir à cause de sa richesse et de son originalité. L’univers de Scott Lynch est le plus fascinant à cet endroit, à mes yeux.

Cette fois-ci, il est histoire de politique, et si ce terrain m’est aussi sympathique que la marine, je me suis beaucoup moins ennuyée que dans le tome 2. Il y a une tension (du fait de la présence de l’amour de Locke) qui rend les choses un peu différentes, sans parler du contexte de la ville de Karthain. C’est une cité dont on entend parler depuis des lustres comme étant un guêpier ou ne jamais poser le pied, surtout pour Locke et Jean… donc le danger et l’intrigue ne pouvaient qu’en être renforcés.

Au niveau de l’intrigue, encore une fois, Scott Lynch nous a proposé un truc assez génial. Si j’ai moins apprécié les tours et détours du côté politique, c’était toutefois bien pensé, et la résolution sur la fin m’a beaucoup plu : une sorte de petit cadeau inattendu mais tellement Locke et Jean. En revanche, l’intrigue amoureuse m’a beaucoup plu, même si elle a légèrement failli me rendre dingue : un pas en avant, trois en arrière la page suivante. C’était frustrant ! Elle mêlait pourtant une autre intrigue tout à fait passionnante et inattendue, rocambolesque, sur les origines de Locke. Là, pour le coup, il m’a fallu un moment pour accepter cette révélation qui n’en est pas forcément une ! Et là, le mystère plane encore.

Autrement : surprise de taille ! Je m’attendais à avoir le fin mot de l’histoire en terminant ce troisième opus. Que nenni ! Il y a encore une suite qui sortira en 2018 en anglais, et j’ignore tout à fait quand elle se produira en français. Mais alors, pour la conclusion/épilogue qui vous maintient un suspense et vous promet quelque chose de grandiose par la suite… je sens que Locke et Jean vont avoir encore beaucoup de pain sur la planche pour survivre ! (oh yeah !)

Au niveau des personnages, j’ai vraiment apprécié retrouver Locke et Jean. Découvrir l’amour de jeunesse de Locke a aussi été un franc plaisir, d’autant qu’elle est farouche, ne s’en laisse pas compter et que sa ressource est admirable ! En revanche, j’ai eu envie plusieurs fois de la secouer, sérieusement. J’ai découvert avec amusement cependant le côté déterminé/amoureux transi de notre voleur incroyable ! Entre sa proximité avec la mort et ce jeu du chat et de la souris, Locke a montré de nouvelles facettes de sa personnalité déjà riche. C’était chouette ! Sans parler de Jean, qui est la voix de la sagesse malgré ses airs de brute. Si Locke est un cerveau, sans Jean, il ne serait pas grand-chose ! Les deux font la paire, et quelle paire !

À propos des valeurs, j’ai aimé que Locke ne lâche pas l’affaire auprès de S. Depuis son adolescence, il s’évertue à lui faire comprendre qu’il l’aime, même si c’est parfois maladroit. C’est touchant, comme truc ! De même, l’amitié qui lie Jean et Locke est très belle : ils se secouent mutuellement les puces et ne s’abandonneraient pour rien au monde. La lutte en politique de nos voleurs, ainsi que les retours dans le passé offrent plusieurs situations pour réfléchir à différents points : la soif de pouvoir, les conséquences de la vengeance, la confiance que l’on peut accorder… il y aurait foule à discuter. Tout n’est pas toujours simple, et les situations ont parfois tout de révoltant, mais on ne juge pas les personnages : nous avons juste envie de découvrir comment ils vont s’en sortir, et avec les retours dans le passé, comment leurs liens vont se solidifier.

En conclusion, Scott Lynch signe encore un tome brillant, qui m’aura cependant bien plus plu que les précédents ! L’histoire d’amour qui se prend dans une intrigue de politique, couvant encore quelque chose de plus grand… c’était finement pensé et mené, comme toujours ! Suivre Locke, Jean et S a été un pur plaisir, même s’ils ont souvent mis mes nerfs à rude épreuve ! Je reste admirative de la plume de l’auteur, qui n’est jamais trop objective et sait pourtant nous présenter les situations avec brio sans en avoir trop l’air ! Les retours dans le passé sont un pur plaisir, et la fin m’a laissée sur les choux ! J’espère pouvoir lire le tome 4 un jour !
Ce sera donc un 17/20 pour moi et je vous recommande la saga ! (enfin, jusqu’au tome 3 !)
 

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